Ici
Home > Author: Site par défaut (Page 2)

CAN 2019-SÉNÉGAL: KEITA BALDÉ À LA PLACE DE SADIO MANÉ CONTRE LA TANZANIE ?

Alors qu’il va devoir se passer de Sadio Mané pour sa première sortie contre la Tanzanie lors de la CAN 2019, le Sénégal n’a pas de souci à se faire en tant que tel. Pour remplacer l’ailier de Liverpool, Aliou Cissé, le sélectionneur des Lions de la Téranga, va miser sur Keita Diao Baldé. Joueur de l’Inter Milan, Baldé Keita présente presque les mêmes caractéristiques que Sadio Mané. Il pourra donc le remplacer valablement contre la Tanzanie en attendant le retour du joueur de Liverpool pour le compte des deuxièmes matchs de poule. Pour rappel, le Sénégal a battu (1-0) le Nigeria en amical pour le compte de la préparation de la CAN 2019 qui a lieu du 21 juin au 19 juillet prochain. Africa Top Sport.

ISMAILA SARR ENTRE NEWCASTLE ET WATFORD

 L’attaquant sénégalais de Rennes (élite française), Ismaila Sarr, est l’objet de la convoitise des clubs anglais de Newcastle et de Watford, révèle le quotidien sportif français L’Equipe, dans son édition de ce mardi."Watford a récemment formulé une offre de 30 millions d’euros pour racheter les deux dernières années de contrat du joueur", écrit L’Equipe. Cette offre a toutefois été repoussée par les Rennais, relève le journal. Auteur de huit buts et cinq passes décisives en Ligue 1 française, l’ancien pensionnaire de Génération Foot, acheté il y a deux ans pour 17 millions d’euros, est tiraillé entre les deux clubs anglais qui devraient surenchérir selon le quotidien sportif français. L’équipe de Rennes, qualifiée en Ligue Europa, ne serait pas opposée à un départ de l’international sénégalais, âgé de 21 ans, et actuellement en équipe nationale pour les besoins de la CAN 2019 (21 juin au 19 juillet). S’il est devenu moins décisif dans la deuxième partie de saison, le natif de Saint-Louis, suivi aussi par des clubs italiens, ne sera pas bradé, assure le journal. Les deux équipes de Watford et de Newcastle ont accueilli plusieurs joueurs de la Ligue 1 française.Le dernier club a été celui des internationaux sénégalais Papiss Demba Cissé et Demba Ba dans un passé récent, et Henri Saivet, prêté la saison dernière à Bursaspor. Si les deux premiers ont tiré leur épingle du jeu, ce ne fut pas le cas du dernier qui n’a jamais su s’imposer dans ce club du nord de l’Angleterre. Watford, par contre, n’a pas encore accueilli d’international sénégalais, mais il a permis à Abdoulaye Doucouré, ancien de Rennes, et à l’international français Etienne Capoue, passé par le Toulouse FC, de grandir professionnellement. Quoi qu’il en soit, le contenu de la participation de Ismaïla Sarr à la CAN aura un impact sur la carrière du jeune footballeur qui a déjà joué deux grandes compétitions avec le Sénégal, à savoir la CAN 2017 et la coupe du monde 2018. Après être passé au FC Metz (2016-2017), Ismaïla Sarr, transféré à Rennes par la suite, pourrait connaître une nouvelle destination.

AVEC « DAKAR ARENA », LE CONTINENT PEUT PENSER À LA COUPE DU MONDE (PRÉSIDENT DE FIBA AFRIQUE)

 La salle "Dakar Arena" de Diamniadio, à la sortie de Dakar, peut nourrir les plus grands rêves du basket africain avec l’espoir de la tenue pour une première fois de la Coupe du monde sur le continent africain, a laissé entendre le président de la FIBA Afrique, le Malien Hamane Niane. "Avec la qualité de cette infrastructure, on se dit pourquoi pas une coupe du monde en Afrique", a déclaré le patron du basket continental, venu assister samedi à l’assemblée générale de la Fédération sénégalaise de basket. Le président sortant Babacar Ndiaye, seul candidat à sa succession, a été réélu pour un nouveau mandat de quatre ans "par acclamation". Se réjouissant de cette unité retrouvée dans la famille du basket sénégalais, le président de la FIBA Afrique a indiqué qu’avec cet état d’esprit, la discipline a encore de beaux jours devant elle au Sénégal. "En plus de l’Afrobasket féminin que vous allez organiser, le Sénégal sera un des représentants à la coupe du monde des U19 en Grèce, et sera parmi les nations qui vont représenter le continent en Chine, en août prochain", a souligné le dirigeant malien. A sa suite, le ministre des Sports, Matar Ba, n’a pas tari d’éloges sur le président de la FIBA Afrique, toujours présent selon lui aux côtés de la Fédération sénégalaise de basket. "A votre endroit, nous nourrissons de grands espoirs et pourquoi ne pas penser à diriger la FIBA", a-t-il indiqué.APS

Mauritanie: l’élection présidentielle fixée au 22 juin

Le premier tour de l'élection présidentielle en Mauritanie a été officiellement fixé au samedi 22 juin et un éventuel second tour au 6 juillet, selon un décret présidentiel consulté ce mercredi par l'AFP. La publication du décret ouvre la période officielle de dépôt de candidatures qui s'achève le mercredi 8 mai, selon le texte. Mais plusieurs candidats se sont déjà déclarés, dont celui du parti au pouvoir, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne peut se représenter au terme de son second mandat. Figari.fr

L’ex-président égyptien Mohamed Morsi a été enterré mardi au Caire. Il est mort la veille, pendant une audition au tribunal. Ses conditions de détention sont pointées du doigt. Des ONG internationales réclament une enquête.

L'ancien président égyptien issu des Frères musulmans Mohamed Morsi a été enterré mardi 18 juin à Medinat Nasr, un quartier de l'est du Caire, selon son avocat. Il est mort lundi à l'âge de 67 ans, après une audition devant un tribunal du Caire, "à cause d'un arrêt cardiaque", selon la télévision d'État. "Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes (...) Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés (...) et a été immédiatement transporté à l'hôpital" où il est décédé, a indiqué le parquet général égyptien dans un communiqué. "Il est arrivé à l'hôpital à exactement 16 h 50 et il n'y avait pas de nouvelles blessures visibles sur le corps", a-t-il précisé. "D'autres détenus nous ont fait signe qu'il n'avait plus de pouls" L'ancien président, en détention depuis juillet 2013, comparaissait lundi au sein du complexe pénitentiaire de Tora, dans le sud de la capitale égyptienne. Interrogé par l'AFP, l'un de ses avocats, Abdelmoneim Abdel Maksoud, a déclaré : "Nous n'avons même pas pu le voir au tribunal à cause des parois de verre blindé [du box] insonorisé. Mais d'autres détenus nous ont fait signe qu'il n'avait plus de pouls". "Je l'ai vu emporté sur une civière dans le complexe judiciaire" de la prison de Tora, a-t-il ajouté, précisant que ni lui, ni la famille du président défunt ne savait vers quel hôpital il avait été emmené. France 24

ALY NGOUILLE NDIAYE : ’’UN ABANDON ÉVENTUEL DU PARRAINAGE SERA LE FAIT DU PEUPLE SÉNÉGALAIS SOUVERAIN’’

- Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, réagissant à la recommandation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) d’abandonner le parrainage citoyen pour les prochaines locales, déclare qu’un abandon éventuel de ce système "sera le fait du peuple sénégalais souverain". Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur rappelle que "le parrainage a existé depuis fort longtemps dans notre législation. Elle a juste fait l’objet d’une extension aux partis et coalitions de partis politiques et aux élections locales pour des besoins de rationalisation face à une inflation progressive des candidatures"."C’est en toute souveraineté que cette extension a été faite par le peuple sénégalais à travers la représentation nationale. Toute modification ultérieure sera le fait du peuple sénégalais souverain dans les mêmes formes", écrit Aly Ngouille Ndiaye.De plus, note-t-il, "cette recommandation va au-delà de l’objet pour lequel l’observation électorale a été effectuée en ce qu’elle dépasse le cadre de l’élection présidentielle".La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) a recommandé lundi l’abandon du parrainage-citoyen afin d’éviter d’éventuelles difficultés d’application politique et organisationnelle lors des élections locales prévues en décembre."Au titre des recommandations prioritaires, la MOE UE préconise l’abandon du parrainage-citoyen pour les élections locales, dont l’application poserait des problèmes politiques et organisationnels sérieux", a déclaré la cheffe de la MOE-UE, Elena Valenciano, lors d’une conférence de presse de présentation de son rapport final d’observation de la présidentielle de février dernier.L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté en avril 2018 une loi instaurant le parrainage des candidatures à toutes les élections.Celle-ci oblige tout candidat ou liste de candidature à une élection de recueillir au minimum 0, 8 % et 1 % et au maximum de signatures des électeurs inscrits sur le fichier électoral au moins dans sept régions.Elle a débouché sur l’invalidation par le Conseil constitutionnel de quelque 19 candidatures à la présidentielle du 24 février. APS

SERIGNE MBAYE THIAM ASSURE QUE L’ATTRIBUTION DU SERVICE PUBLIC DE L’EAU AU SUEZ S’EST PASSÉE « DE MANIÈRE RÉGULIÈRE »

 Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a répété que l’attribution de la gestion du service public de l’eau au groupe français Suez ’’s’est passée de manière régulière’’, soulignant que les recours de la Société des eaux du Sénégal (SDE) ayant été rejetés, le gouvernement ’’prendre ses responsabilités’’ pour l’installation de la société adjucataire.  S’exprimant avec des journalistes lundi à l’issue d’une visite de prise de contact à Saint-Louis et dans la zone du Fouta, Serigne Mbaye Thiam a assuré que "l’attribution du service public de l’eau au groupe Suez s’est passée de manière régulière, par les commissions chargées des attributions des marchés publics".  La procédure d’attribution des marchés publics "est très bien organisée par le code des marchés", argumente-t-il, précisant que dans le cas du contrat d’affermage remporté par Suez, un appel d’offres international "avec pré-qualification a été lancé et trois entreprises avaient soumissionnées", dont Veolia, le groupe Suez et la SDE’’.  "C’est ensuite qu’une commission d’évaluation technique des offres, composée de 15 personnes, venant du ministère (de tutelle), de la SONEES, de la Primature, du ministère des finances, etc. ont attribué le marché". Serigne Mbaye Thiam a ajouté : "C’est manquer de respect à ces personnes, que de dire qu’elles se sont entendues pour éliminer une entreprises donnée, soumissionnaire". S’y ajoute que la direction centrale des marchés publics (DCM) du ministère des Finances, "a donné un avis de non objection en disant que c’est à bon droit que le marché a été attribué au groupe Suez, et l’attribution faite a été notifiée à toutes les entreprises soumissionnaires (...)’’, a indiqué le ministre. Les recours de la SDE contre cette décision ayant été rejetés, le gouvernement "prendra ses responsabilités, car il ne s’agit pas d’une affaire du ministère seulement, mais il s’agit de l’Etat du Sénégal, qui est chargé de mettre en œuvre cette décision, afin que Suez s’installe dans le service public de l’eau", a souligné M. Thiam. Selon lui, dans ce dossier, l’Etat du Sénégal "défend les intérêts du Sénégal et des consommateurs Sénégalais, car le prix n’est pas le seul critère d’attribution d’un marché".  "Un marché est attribué sur la base d’un prix et sur la base d’une offre technique et de service que vous rendez", relève Serigne Mbaye Thiam. La SDE, jusque-là en charge de la gestion du service public de l’eau, a contesté le choix porté sur Suez, faisant notamment valoir qu’elle était la moins disante des soumissionnaires.

A-t-il été bien élu?

 La recommandation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne relative à l’abandon du parrainage citoyen à l’occasion des prochaines locales est le sujet le plus en exergue dans les quotidiens parvenus mardi à l’APS.La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) a recommandé lundi l’abandon du parrainage-citoyen afin d’éviter d’éventuelles difficultés d’application politique et organisationnelle lors des élections locales prévues en décembre. "Au titre des recommandations prioritaires, la MOE UE préconise l’abandon du parrainage-citoyen pour les élections locales, dont l’application poserait des problèmes politiques et organisationnels sérieux", a déclaré la cheffe de la MOE-UE, Elena Valenciano, lors d’une conférence de presse de présentation de son rapport final d’observation de la présidentielle de février dernier. "L’UE contre le parrainage. Ses observateurs veulent son abandon dans les plus brefs délais", affiche à ce propos le journal Le Quotidien. Le journal précise que ce point constitue "l’une des 8 +recommandations prioritaires+ de son rapport final sur la présidentielle du 24 février dernier". "A la suite d’une analyse détaillée du processus électoral, le rapport fait des recommandations techniques pour l’amélioration des scrutins futurs" et demande par exemple, dans cette perspective, l’abandon du parrainage, note le quotidien L’As. "Malgré le triomphe du président Sall à la présidentielle 2019, on continue de parler de ces élections", à travers notamment ce rapport de l’UE qui "soulève beaucoup d’irrégularités", note Walfquotidien. Non contents d’exiger, selon Vox Populi, l’abandon du parrainage "dans les plus brefs délais", les observateurs de l’UE "veulent +une réflexion d’ensemble sur les dispositifs" de ce système pour les élections présidentielle et législative. "L’UE invalide le parrainage", titre Kritik’, un clin d’œil pour rappeler que la mise en œuvre du parrainage a débouché sur l’invalidation par le Conseil constitutionnel de quelque 19 candidatures à la présidentielle du 24 février. Outre la question du parrainage, divers autres sujets sont au menu des quotidiens, dont l’affaire Pétro-Tim, en lien avec l’enquête ouverte par le procureur dans cette affaire portant sur des soupçons de pots-de-vin dans l’attribution de contrats pétroliers au Sénégal. Dans ce cadre, la Division des investigations criminelles a entamé ses auditions interrogé par exemple le président de l’"Alliance sauver le Sénégal", Babacar Mbaye Ngaraaf, auditionné hier lundi "durant six tours d’horloge", rapporte L’Observateur. Et ce journal d’évoquer en même temps un "malaise Aliou Sall au sein du pouvoir", en référence au frère du président Macky Sall, présenté comme un facilitateur de Frank Timis de Timis Corporation pour l’attribution de contrats d’exploitation.  Le film de la BBC à l’origine de ces allégations évoque notamment un paiement d’un montant de 250.000 dollars, soit 146 millions de francs CFA destiné à la société Agritans Sarl qui aurait appartenu à Aliou Sall. Cette somme représenterait selon un courriel des taxes de la société offshore de Timis dues à l’origine à l’Etat sénégalais. Des paiements sont également cités, qui auraient été accordés à Aliou Sall par Pétrotim pour des services de consultance.  "Directeur général de la Caisse des dépôts et consignation (CDC, maire de Guédiawaye, président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) et membre du conseil d’administration d’Air Sénégal, Aliou Sall fait partie des hommes les plus puissants du pays", souligne L’Observateur. "Seulement, ajoute le journal, le frère du chef de l’Etat souffre d’une étiquette qui lui colle comme une furoncle sur une peau atteinte de gale. Il ne serait rien d’autre qu’un +parvenu+ au secours de la gloire". Kritik’ prolonge ce sujet en affichant que la DIC "fouille les +pétroliers+ de la presse", en allusion aux experts de ce sujet dans les médias, dont certains "risquent d’être rattrapés par des accusations sans fondement, des faits qui n’existent que dans leur imaginaire fertile". Certains sont sur la sellette pour n’en avoir pas dit beaucoup, se trouvant soupçonné "d’aphonie", selon le mot utilisé par Sud Quotidien pour parler des responsables de l’opposition "dans le clair-obscur". "Accusés par une partie de l’opposition d’avoir adopté la politique du silence, dans le débat autour des contrats pétroliers et gaziers, certains partis de l’opposition (PDS, PUR et Grand Parti entre autres) bottent en touche et renvoient à la position du Front de résistance nationale (FRN)", avance Sud Quotidien. Le journal ajoute que pourtant, "force est de reconnaître qu’à titre individuel, tous les leaders de l’opposition qui ont accepté de prendre part au dialogue initié par le président Macky Sall, sont restés aphones sur cette question".

13.908 CANDIDATS AU CFEE ET À L’ENTRÉE EN 6ÈME À LOUGA

Quelque 13.908 candidats au Concours d’entrée en sixième et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) ont été enregistrés dans la région de Louga, où les épreuves se dérouleront mardi et mercredi, à l’instar des autres régions du Sénégal, a appris l’APS. "Le nombre de candidats à connu une légère hausse dans la région. De 13 056 candidats en 2018, le nombre d’inscrits de la région est passé à 13 908 en 2019, soit une hausse de 852 candidats", précise le service de communication de l’inspection d’académie (IA) dans un document. Les élèves seront répartis dans 80 centres d’examens dont 35 dans le département de Louga, 23 à Linguère et 22 à Kébémer. L’inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Linguère compte ainsi 3565 candidats dont 2113 filles, Kébémer enregistre 3711 candidats dont 2087 filles, Louga totalisant 6632 candidats dont 3666 filles. Les services de l’inspection d’académie précisent par ailleurs que "près de 150 des candidats ne disposent pas de pièce d’état-civil, mais sont autorisés à subir les épreuves". Ils ont aussi rassuré que "toutes les dispositions nécessaires sont prises pour une organisation réussie de cet examen qui se déroulera les 18 et 19 juin prochains". La région de Louga avait enregistré, l’année dernière, un taux de réussite de 43,06 %.  Au total 274.871 candidats dont 152.000 filles (soit 55,30% du total) vont passer l’examen du CFEE et le Concours d’entrée en sixième 2019, sur toute l’étendue du territoire national et en Gambie.   APS

Au Soudan, les généraux au pouvoir reconnaissent avoir ordonné la dispersion brutale du sit-in du mouvement de « désobéissance civile »

Les militaires au pouvoir au Soudan ont admis, jeudi, avoir ordonné la dispersion sanglante du sit-in de manifestants qui répondaient à un appel à la désobéissance civile, début juin, devant le QG de l'armée à Khartoum. Pour la première fois, le Conseil militaire au pouvoir au Soudan a reconnu, jeudi 13 juin, avoir ordonné la dispersion brutale d'un sit-in de manifestants qui répondaient à l'appel à la désobéissance civile, début juin, devant le QG de l'armée à Khartoum. Un événement qui avait provoqué la mort de plus d'une centaine de personnes, selon un comité de médecins proches de la contestation. "Le Conseil militaire a décidé de disperser le sit-in et un plan a été établi en ce sens […]. Mais nous regrettons que des erreurs se soient produites", a déclaré, jeudi, à des journalistes, le général Chamseddine Kabbachi, porte-parole de cette instance. Il a ajouté que les résultats de l'enquête sur cette dispersion seraient publiés samedi, ajoutant que le Conseil ne permettrait plus de tels sit-in près des sites des forces armées. 120 morts dans la dispersion du sit-in Selon un comité de médecins proches de la contestation, quelque 120 personnes ont été tuées dans la répression des manifestants depuis le 3 juin, la plupart dans la dispersion du sit-in. De leurs côtés, les autorités ont parlé de 61 morts. Le Conseil de transition militaire a pris les rênes du pouvoir après la destitution et l'arrestation le 11 avril, sous la pression d'un mouvement de contestation inédit, du président Omar el-Béchir qui a été inculpé jeudi pour "corruption". Malgré la répression et pour maintenir la pression, une campagne de désobéissance civile a quasiment paralysé la capitale Khartoum de dimanche à mardi à l'appel des chefs de la contestation qui réclament aujourd'hui le transfert du pouvoir aux civils. C'est grâce à une médiation du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed que les chefs de la contestation ont cessé la campagne de désobéissance civile et accepté le principe d'une reprise des pourparlers avec le Conseil militaire. Des émissaires américains et africains sur place Les États-Unis et l'Union africaine (UA) qui appellent à un transfert du pouvoir aux civils, ont eux dépêché des émissaires à Khartoum qui ont eu des réunions avec des responsables soudanais et des meneurs de la contestation. Le nouvel émissaire spécial américain, Donald Booth, et le secrétaire d'État américain adjoint chargé de l'Afrique, Tibor Nagy, ont aussi rencontré le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhan, qui s'est félicité des efforts américains en vue d'une solution politique, selon un communiqué de son bureau. L'émissaire de l'UA, Mohamed El Hacen Lebatt, a assuré qu'une équipe de diplomates étrangers travaillait à résoudre la crise. "Je peux dire sans optimisme excessif que les discussions que nous avons eues avec chaque partie séparément progressent". Une enquête transparente exigée L'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), le fer de lance de la contestation déclenchée en décembre 2018, a indiqué que ses leaders avaient informé les responsables américains de la nécessité d'une enquête transparente sur la dispersion du sit-in, de la nécessité du retrait des "milices" des rues et d'une autorité civile. Les pourparlers entre Conseil militaire et meneurs de la contestation ont été suspendus le 20 mai, chaque camp voulant diriger la future instance censée mener la transition. Les meneurs de la contestation insistent désormais pour que tout accord s'accompagne "de garanties régionales et internationales pour sa mise en application". SOURCE FRANCE 24

Top