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« Parrainage : Au nom de qui et de quoi l’UE se permet de se mêler de nos affaires intérieures » (Par Dr Aliou Sow)

Au nom de qui et de quoi l’UE se permet de se mêler de nos affaires intérieures de façon si condescendante au point de nous dire ce qu’il ne faut pas faire en matière électorale ? L’UE a deux membres permanents au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous attendons d’elle une prise de position claire et nette suivie d’actes en faveur au moins d’un siège de membre permanent pour l’Afrique. Nous nous entendrons malgré nos petites querelles de préséance pour choisir le pays devant nous représenter. Vous avez vos principes et vos règles. Nous avons aussi les nôtres. L’amitié et le partenariat modernes nécessitent l’acceptation de la différence. Le système de parrainage existe dans beaucoup de pays européens bien avant son introduction chez nous sous sa forme actuelle. Nous n’avons jamais porté un jugement sur vos pratiques électorales et pourtant elles sont parfois marquées par des contestations.Aucun pays africain n’a condamné la répression des gilets jaunes encore moins les nombreuses carences démocratiques et les violations des droits humains dans une partie de l’Europe.Vous pouvez dire nous aimons bien subir et nous taire en « negres battus et contents ». C’est vrai que « beggars are not choosers », « kougnouy diri do taneu fou sa ndong di diar « . Moi-même qui vous parle, je suis foncièrement contre la forme d’organisation actuelle de notre système de parrainage peu transparent qui comportent plusieurs pièges contre la démocratie même si sa finalité peut être très bonne en cas de rénovation concertée des modalités de sa mise en œuvre. Je l’avais publiquement dit au debut à l’occasion du Congres constitutif des FDS dirigées par le Dr Babacar DIOP. Avec plus de transparence, d’amont en aval, empêchant au pouvoir de se donner le privilège de favoriser ou d’empêcher des candidats de passer le filtre par de vicieuses manoeuvres en plus d’un système clair de financement des candidats retenus, de gestion des comptes de campagne et d’interdiction nette de l’utilisation des ressources financières, humaines et matérielles de l’Etat à des fins partisanes, le parrainage sénégalais servira de bon modèle au reste de l’Afrique. J’espère que ces questions seront rigoureusement traitées par le fameux  » Dialogue national » en cours quoique pollué par la puanteur du pétrole et du gaz et les autres odeurs et bruits des lacrymogènes et arrestations sur fond de déballages, de menaces, de calomnies et d’invectives. Cependant, il faut noter que ce sont les mêmes acteurs actuels du pouvoir qui protestent contre l’UE qui la sollicitaient systématiquement pour une intrusion dans nos affaires intérieures lorsqu’ils s’opposaient au régime du Président WADE. Lors de notre découpage administratif que j’avais l’honneur de conduire de bout à bout, en plus de leurs marches, protestations protéiformes et menaces et provocations multiformes, ils avaient saisi l’UE d’un long courrier de dénonciation pour les aider à y mettre un terme. Quand je l’ai appris, j’avais juré de faire tout ce qui était possible auprès du Président de la République pour les empêcher d’avoir gain de cause par l’intrusion de l’UE dans des réformes aussi normales pour un gouvernement. Alhamdoulilahi, ils n’ont jamais atteint leurs objectifs dans ces conditions et même une fois au pouvoir, ils n’ont rien changé en fin de compte en depit de quelques gesticulations de début de mandat. C’est ça qu’on appelle, en réalité, CRÉER BEAUCOUP DE BRUITS POUR RIEN. L’UE devrait plutôt s’intéresser à ses ressortissants et aux entreprises de ces derniers qui sont impliqués dans des accusations très graves dans la gestion de nos ressources naturelles en facilitant l’éclatement de la vérité non piégée. Vous nous voyez juger de la pertinence ou non de voir la France fusionner ou pas ses collectivités territoriales? Oh que non! Ce sont leurs affaires intérieures. Mais quand il s’agit de nous, il faut toujours voler au secours de ces gens dotés d’une « childhood mentality » avec « no history of their own ». Quelles balivernes! Certains pensent encore qu’il faut nous encadrer comme des gamins à la crèche. Bou boukki faddeh wakhambaneh thia dokhinewala.Nous sommes les vrais responsables de la manière dont nous sommes traités par les autres. L’Europe et l’Afrique sont indissociablement liées et doivent entretenir des relations basées sur le respect mutuel et chaque partie doit s’interdire de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’autre tant que les conditions de la « responsibility to protect  » ne sont pas réunies. SENEGO

Macky dénonce la convention de non double imposition avec l’Ile Maurice

Notre pays a perdu 150 milliards de recettes fiscales au détriment de l'Ile Maurice et risquait d'en perdre encore plusieurs milliards à l'horizon 2021… Le Sénégal avait signé en 2002 une convention de non double imposition avec l'Ile Maurice. En 17 ans d'existence, le Sénégal a perdu près de 150 milliards de francs de recettes fiscales à cause de cette convention qui a été plus profitable à l'Ile Maurice, un paradis fiscal couru, qu'à notre pays. Le Président de la République soucieux de préserver les intérêts du Sénégal à l'orée de l'exploitation du pétrole et du gaz en 2021, notre pays aurait pu perdre plusieurs centaines de milliards comme ceux enregistrés durant ces 17 dernières années si rien n'était fait. Conscient de cela, le président Macky Sall a instruit le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, de dénoncer cette convention. De sources sûres, le Gouvernement, par le biais du ministère des Affaires étrangères et sur demande du président de la République, a dénoncé la convention de non double imposition qui liait notre pays à l'Ile Maurice, un paradis fiscal très couru. "En vue de renforcer leur coopération économique dans le domaine fiscal, la République du Sénégal et la République de Maurice ont signé à Dakar le 17 avril 2002, la Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir l'évasion fiscale en manière d'impôts sur le revenu. Cette Convention se fixe pour objectif d'éviter la double contribution fiscale des nationaux des deux Etats. Elle vise également la prévention de la fraude et de l'évasion fiscales internationales qui sont évolutives, multiformes et complexes, et qui menacent la préservation de l'assiette fiscale" tel était  en partie l'exposé des motifs de l'accord liant les deux Etats signé en 2002 et ratifié par l'Assemblée nationale le 06 février 2004. Le 1er juillet prochain étant la date butoir de reconduction tacite de cette convention bilatérale qui n'a guère profité à notre pays, les autorités ont donc pris les devants pour notifier à la partie mauricienne leur décision de mettre fin  à ce texte. En effet l'Article 29 intitulé "Dénonciation" précise que "la présente Convention demeurera en vigueur tant qu'elle n'aura pas été dénoncée par un Etat contractant. Chaque Etat contractant peut dénoncer la Convention par écrit et par la voie diplomatique à l'autre Etat contractant, au plus tard le 30 juin de chaque année civile postérieure à la cinquième année suivant celle de l'entrée en vigueur de la Convention, dans ce cas, la Convention s'appliquera pour la dernière fois : à Maurice, à l'impôt sur le revenu de l'année fiscale commençant à partir du 1er juillet qui suit immédiatement la notification de la dénonciation ; au Sénégal,  à l'égard de l'impôt retenu à la source sur les montants payés à des non résidents ou portés à leur crédit, à partir du 1er janvier de l'année civile qui suit immédiatement l'année de la notification de la dénonciation et à l'égard des autres impôts, pour toute année d'imposition commençant à partir du 1er janvier de l'année civile qui suit immédiatement l'année de la notification de la dénonciation". Environ 150 milliards de recettes perdues par le Sénégal en 17 ans de convention "Le président Macky Sall en connaissance de cause et surtout à l'orée de la production du pétrole et du gaz a cherché à prendre les devants pour la préservation de nos ressources naturelles puisque, du fait que l'Ile Maurice est un paradis fiscal très couru, nombre d'entreprises étrangères investissant au Sénégal dans les ressources minières comme l'or ou le zircon ont choisi de domicilier leurs sociétés à l'Ile Maurice. Une manière de ne pas payer de recettes fiscales en profitant de la convention existant entre les deux pays. Un stratagème qui a fait perdre près de 150 milliards de frs à notre pays au cours de ces 17 années. Alors ne voulant pas que d'autres compagnies pétrolières s'engouffrent dans cette brèche puisque rien n'empêche à ces majors de pousser des sous-traitants à aller s'installer en Ile Maurice tout en travaillant au Sénégal, le Président a décidé de dénoncer la convention. Ce pour que notre pays ne se retrouve pas avec des pertes de recettes fiscales qui pourraient s'élever à des centaines et des centaines de milliards de frs lorsque l'exploitation du pétrole et du gaz commencera" souligne une source très au fait de ce dossier. L'Ile Maurice, sur la "liste grise" de l'Union européenne L'Ile Maurice attire de nombreuses sociétés offshore grâce aux "facilités" qu'elle leur octroie, avec plus ou moins de transparence. Selon l'Agence mauricienne de promotion des activités financières, citée par Le Monde.fr, l'île comptait en 2017 pas moins de 967 fonds d'investissement, 450 structures de capital-risque et 23 banques internationales. Sans parler des sociétés offshore – plus de 20 000 – qui ont élu domicile à Maurice. Depuis le début des années 2000, fonds de placement et de pension, banques commerciales, d'affaires et d'investissements ont trouvé refuge dans ce "hub" de l'océan Indien. Au point qu'en 2017, le secteur des services financiers représentait à lui seul près de 50 % du PIB, contre 7 % pour le tourisme et 15 % pour l'industrie. Ces avantages liés à la "résidence fiscale" de sociétés et de particuliers fortunés à Maurice placent l'île dans le radar mondial des "paradis fiscaux". Evasion fiscale, opacité sur les montages et mouvements de fonds, blanchiments de capitaux aux origines douteuses (drogue, terrorisme, etc.)… Maurice est dans le collimateur de nombreuses associations et Etats. "Maurice est devenue en moins de dix ans une place de choix pour les investisseurs internationaux. C 'est l'optimisation fiscale qui attire tous ces capitaux, précise Jérôme Appavoo. A Maurice, les avantages et astuces de nos schémas fiscaux sont élaborés dans le strict respect des lois. En domiciliant ici une société offshore [dont 80 % des activités sont réalisées à l'étranger], les investisseurs peuvent percevoir des revenus non pas en salaires [taxés à 15 %], mais en dividendes taxés à seulement 5 %, pour ceux qui s'élèvent à 90 000 euros par an, avec en outre une imposition sur les bénéfices de 3 % [contre 28 à 33,3 % en France]. Ayant compris cela, des investisseurs futés évoluant surtout dans le domaine de l'or et du zircon ont créé des sociétés offshore à partir desquelles elles intervenaient au Sénégal. Du fait de la convention de non double imposition qui vient d'être dénoncée par l'Etat, elles ne payaient leurs impôts qu'à Maurice. Une île où, encore une fois, les impôts c'est des cacahuètes. Quant au fisc sénégalais, il n'avait que ses yeux pour pleurer. Et encore, ce n'tait rien par rapport à ce qui risquait d'advenir si l'exploitation de nos hydrocarbures avait commencé ! SENEWEB

TENSIONS DE TRÉSORERIE : LE DÉMENTI DU MINISTÈRE DES FINANCES

Le ministère des Finances et du Budget a démenti les informations de presse faisant état de tensions de trésorerie et d’accumulation d’arriérés de paiements importants, assurant que le processus d’exécution du budget 2019 "se déroule normalement". "Le processus d’exécution du budget 2019 se déroule normalement avec un rythme de recouvrement correct des recettes ainsi qu’une prise en charge satisfaisante des dépenses", peut-on lire dans un communiqué reçu des services du ministère des Finances et du Budget. Il rappelle que des informations véhiculées à travers la presse "au cours de ces derniers jours font état de tensions de trésorerie au niveau de l’Etat et d’accumulation d’arriérés de paiements importants vis-à-vis d’entreprises exécutant des investissements publics".  "Au titre des dépenses financées sur ressources internes, depuis le 15 avril 2019, indique le communiqué, une enveloppe globale d’un montant de quatre cent quatre-vingt-onze milliards neuf cent quarante-quatre millions (491,944 milliards) de FCFA a été mobilisée" pour notamment prendre en charge des dépenses de personnel pour 146,490 milliards de FCFA. Il évoque aussi le remboursement du service de la dette publique pour 117,216 milliards de FCFA et le paiement des prestataires de services et des décomptes dus aux entreprises exécutant des travaux au titre des projets et programmes d’investissements publics pour 228,239 milliards de FCFA. "Pour les dépenses financées sur ressources externes, depuis le 15 avril 2019, un montant total de soixante-sept milliards cent millions (67,1 milliards de FCFA) a été payé dont vingt-huit milliards deux cents millions (28,2 milliards de FCFA) pour le secteur des BTP et le TER", rappelle la même source. "A ce jour, les critères d’évaluation du Programme économique et financier du Sénégal sont respectés, notamment le plafond trimestriel des instances de paiements et le plancher des dépenses sociales", assure le ministère des Finances et du Budget, ajoutant qu’en définitive, "toutes les dépenses arrivées à maturité sont prises en compte" par les services compétents. APS

Dernière minute – Le procureur de la République requiert un an de prison ferme contre Abdoul Mbaye

Abdoul Mbaye risque la prison. Le Procureur général de la Cour d’appel de Dakar a dressé un réquisitoire de feu contre l’ancien Premier ministre dans le procès l’opposant à son ex épouse, Aminata Diack. Le maître des poursuites Babacar Sadikh Niang a requis un an ferme contre l’ancien Premier ministre.  Et pour ce qui est de son complice Adama Thiam l'officier d'État civil  le maître des poursuites demande la relaxe. Car selon lui Thiam a agi sous le contrôle de ses supérieurs.  Le procès en appel de Abdoul Mbaye, pour faux et usage de faux et tentative d’escroquerie s’est ouvert, ce mardi, à la Cour d’appel de Dakar. PressAfrik

ALY NGOUILLE NDIAYE : ’’UN ABANDON ÉVENTUEL DU PARRAINAGE SERA LE FAIT DU PEUPLE SÉNÉGALAIS SOUVERAIN’’

- Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, réagissant à la recommandation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) d’abandonner le parrainage citoyen pour les prochaines locales, déclare qu’un abandon éventuel de ce système "sera le fait du peuple sénégalais souverain". Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur rappelle que "le parrainage a existé depuis fort longtemps dans notre législation. Elle a juste fait l’objet d’une extension aux partis et coalitions de partis politiques et aux élections locales pour des besoins de rationalisation face à une inflation progressive des candidatures"."C’est en toute souveraineté que cette extension a été faite par le peuple sénégalais à travers la représentation nationale. Toute modification ultérieure sera le fait du peuple sénégalais souverain dans les mêmes formes", écrit Aly Ngouille Ndiaye.De plus, note-t-il, "cette recommandation va au-delà de l’objet pour lequel l’observation électorale a été effectuée en ce qu’elle dépasse le cadre de l’élection présidentielle".La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) a recommandé lundi l’abandon du parrainage-citoyen afin d’éviter d’éventuelles difficultés d’application politique et organisationnelle lors des élections locales prévues en décembre."Au titre des recommandations prioritaires, la MOE UE préconise l’abandon du parrainage-citoyen pour les élections locales, dont l’application poserait des problèmes politiques et organisationnels sérieux", a déclaré la cheffe de la MOE-UE, Elena Valenciano, lors d’une conférence de presse de présentation de son rapport final d’observation de la présidentielle de février dernier.L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté en avril 2018 une loi instaurant le parrainage des candidatures à toutes les élections.Celle-ci oblige tout candidat ou liste de candidature à une élection de recueillir au minimum 0, 8 % et 1 % et au maximum de signatures des électeurs inscrits sur le fichier électoral au moins dans sept régions.Elle a débouché sur l’invalidation par le Conseil constitutionnel de quelque 19 candidatures à la présidentielle du 24 février. APS

SERIGNE MBAYE THIAM ASSURE QUE L’ATTRIBUTION DU SERVICE PUBLIC DE L’EAU AU SUEZ S’EST PASSÉE « DE MANIÈRE RÉGULIÈRE »

 Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a répété que l’attribution de la gestion du service public de l’eau au groupe français Suez ’’s’est passée de manière régulière’’, soulignant que les recours de la Société des eaux du Sénégal (SDE) ayant été rejetés, le gouvernement ’’prendre ses responsabilités’’ pour l’installation de la société adjucataire.  S’exprimant avec des journalistes lundi à l’issue d’une visite de prise de contact à Saint-Louis et dans la zone du Fouta, Serigne Mbaye Thiam a assuré que "l’attribution du service public de l’eau au groupe Suez s’est passée de manière régulière, par les commissions chargées des attributions des marchés publics".  La procédure d’attribution des marchés publics "est très bien organisée par le code des marchés", argumente-t-il, précisant que dans le cas du contrat d’affermage remporté par Suez, un appel d’offres international "avec pré-qualification a été lancé et trois entreprises avaient soumissionnées", dont Veolia, le groupe Suez et la SDE’’.  "C’est ensuite qu’une commission d’évaluation technique des offres, composée de 15 personnes, venant du ministère (de tutelle), de la SONEES, de la Primature, du ministère des finances, etc. ont attribué le marché". Serigne Mbaye Thiam a ajouté : "C’est manquer de respect à ces personnes, que de dire qu’elles se sont entendues pour éliminer une entreprises donnée, soumissionnaire". S’y ajoute que la direction centrale des marchés publics (DCM) du ministère des Finances, "a donné un avis de non objection en disant que c’est à bon droit que le marché a été attribué au groupe Suez, et l’attribution faite a été notifiée à toutes les entreprises soumissionnaires (...)’’, a indiqué le ministre. Les recours de la SDE contre cette décision ayant été rejetés, le gouvernement "prendra ses responsabilités, car il ne s’agit pas d’une affaire du ministère seulement, mais il s’agit de l’Etat du Sénégal, qui est chargé de mettre en œuvre cette décision, afin que Suez s’installe dans le service public de l’eau", a souligné M. Thiam. Selon lui, dans ce dossier, l’Etat du Sénégal "défend les intérêts du Sénégal et des consommateurs Sénégalais, car le prix n’est pas le seul critère d’attribution d’un marché".  "Un marché est attribué sur la base d’un prix et sur la base d’une offre technique et de service que vous rendez", relève Serigne Mbaye Thiam. La SDE, jusque-là en charge de la gestion du service public de l’eau, a contesté le choix porté sur Suez, faisant notamment valoir qu’elle était la moins disante des soumissionnaires.

A-t-il été bien élu?

 La recommandation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne relative à l’abandon du parrainage citoyen à l’occasion des prochaines locales est le sujet le plus en exergue dans les quotidiens parvenus mardi à l’APS.La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) a recommandé lundi l’abandon du parrainage-citoyen afin d’éviter d’éventuelles difficultés d’application politique et organisationnelle lors des élections locales prévues en décembre. "Au titre des recommandations prioritaires, la MOE UE préconise l’abandon du parrainage-citoyen pour les élections locales, dont l’application poserait des problèmes politiques et organisationnels sérieux", a déclaré la cheffe de la MOE-UE, Elena Valenciano, lors d’une conférence de presse de présentation de son rapport final d’observation de la présidentielle de février dernier. "L’UE contre le parrainage. Ses observateurs veulent son abandon dans les plus brefs délais", affiche à ce propos le journal Le Quotidien. Le journal précise que ce point constitue "l’une des 8 +recommandations prioritaires+ de son rapport final sur la présidentielle du 24 février dernier". "A la suite d’une analyse détaillée du processus électoral, le rapport fait des recommandations techniques pour l’amélioration des scrutins futurs" et demande par exemple, dans cette perspective, l’abandon du parrainage, note le quotidien L’As. "Malgré le triomphe du président Sall à la présidentielle 2019, on continue de parler de ces élections", à travers notamment ce rapport de l’UE qui "soulève beaucoup d’irrégularités", note Walfquotidien. Non contents d’exiger, selon Vox Populi, l’abandon du parrainage "dans les plus brefs délais", les observateurs de l’UE "veulent +une réflexion d’ensemble sur les dispositifs" de ce système pour les élections présidentielle et législative. "L’UE invalide le parrainage", titre Kritik’, un clin d’œil pour rappeler que la mise en œuvre du parrainage a débouché sur l’invalidation par le Conseil constitutionnel de quelque 19 candidatures à la présidentielle du 24 février. Outre la question du parrainage, divers autres sujets sont au menu des quotidiens, dont l’affaire Pétro-Tim, en lien avec l’enquête ouverte par le procureur dans cette affaire portant sur des soupçons de pots-de-vin dans l’attribution de contrats pétroliers au Sénégal. Dans ce cadre, la Division des investigations criminelles a entamé ses auditions interrogé par exemple le président de l’"Alliance sauver le Sénégal", Babacar Mbaye Ngaraaf, auditionné hier lundi "durant six tours d’horloge", rapporte L’Observateur. Et ce journal d’évoquer en même temps un "malaise Aliou Sall au sein du pouvoir", en référence au frère du président Macky Sall, présenté comme un facilitateur de Frank Timis de Timis Corporation pour l’attribution de contrats d’exploitation.  Le film de la BBC à l’origine de ces allégations évoque notamment un paiement d’un montant de 250.000 dollars, soit 146 millions de francs CFA destiné à la société Agritans Sarl qui aurait appartenu à Aliou Sall. Cette somme représenterait selon un courriel des taxes de la société offshore de Timis dues à l’origine à l’Etat sénégalais. Des paiements sont également cités, qui auraient été accordés à Aliou Sall par Pétrotim pour des services de consultance.  "Directeur général de la Caisse des dépôts et consignation (CDC, maire de Guédiawaye, président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) et membre du conseil d’administration d’Air Sénégal, Aliou Sall fait partie des hommes les plus puissants du pays", souligne L’Observateur. "Seulement, ajoute le journal, le frère du chef de l’Etat souffre d’une étiquette qui lui colle comme une furoncle sur une peau atteinte de gale. Il ne serait rien d’autre qu’un +parvenu+ au secours de la gloire". Kritik’ prolonge ce sujet en affichant que la DIC "fouille les +pétroliers+ de la presse", en allusion aux experts de ce sujet dans les médias, dont certains "risquent d’être rattrapés par des accusations sans fondement, des faits qui n’existent que dans leur imaginaire fertile". Certains sont sur la sellette pour n’en avoir pas dit beaucoup, se trouvant soupçonné "d’aphonie", selon le mot utilisé par Sud Quotidien pour parler des responsables de l’opposition "dans le clair-obscur". "Accusés par une partie de l’opposition d’avoir adopté la politique du silence, dans le débat autour des contrats pétroliers et gaziers, certains partis de l’opposition (PDS, PUR et Grand Parti entre autres) bottent en touche et renvoient à la position du Front de résistance nationale (FRN)", avance Sud Quotidien. Le journal ajoute que pourtant, "force est de reconnaître qu’à titre individuel, tous les leaders de l’opposition qui ont accepté de prendre part au dialogue initié par le président Macky Sall, sont restés aphones sur cette question".

13.908 CANDIDATS AU CFEE ET À L’ENTRÉE EN 6ÈME À LOUGA

Quelque 13.908 candidats au Concours d’entrée en sixième et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) ont été enregistrés dans la région de Louga, où les épreuves se dérouleront mardi et mercredi, à l’instar des autres régions du Sénégal, a appris l’APS. "Le nombre de candidats à connu une légère hausse dans la région. De 13 056 candidats en 2018, le nombre d’inscrits de la région est passé à 13 908 en 2019, soit une hausse de 852 candidats", précise le service de communication de l’inspection d’académie (IA) dans un document. Les élèves seront répartis dans 80 centres d’examens dont 35 dans le département de Louga, 23 à Linguère et 22 à Kébémer. L’inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Linguère compte ainsi 3565 candidats dont 2113 filles, Kébémer enregistre 3711 candidats dont 2087 filles, Louga totalisant 6632 candidats dont 3666 filles. Les services de l’inspection d’académie précisent par ailleurs que "près de 150 des candidats ne disposent pas de pièce d’état-civil, mais sont autorisés à subir les épreuves". Ils ont aussi rassuré que "toutes les dispositions nécessaires sont prises pour une organisation réussie de cet examen qui se déroulera les 18 et 19 juin prochains". La région de Louga avait enregistré, l’année dernière, un taux de réussite de 43,06 %.  Au total 274.871 candidats dont 152.000 filles (soit 55,30% du total) vont passer l’examen du CFEE et le Concours d’entrée en sixième 2019, sur toute l’étendue du territoire national et en Gambie.   APS

Barthélémy Dias livre Macky Sall à la Haute Cour de Justice

Pour le maire de Sacré-Cœur - Mermoz, seule la Haute Cour de Justice peut démêler la nébuleuse autour du «scandale à 10 milliards de dollars» de l’Affaire Petro-Tim. L’appel à témoins lancé avant-hier par le procureur de la République dans le cadre d’une enquête sur les révélations de la Bbc dans l’affaire Petro-Tim, fait des sceptiques. Le maire de Sacré-Cœur Mermoz en fait partie. Pour Barthélémy Dias, l’indépendance du procureur  et des agents de la Dic est à discuter. «Depuis que le pouvoir s’est amusé à l’instrumentaliser, la Dic est devenue la Division des illusions et des confusions», a lancé l’édile, hier à l’occasion d’une conférence de presse. A propos de l’appel à témoins de Serigne Bassirou Guèye, M. Dias a répondu : «Que celui qui croit que le procureur est indépendant aille à la Dic pour produire des preuves», a-t-il déclaré. A ceux qui ont des doutes, ils les invitent à se rapprocher de lui. «Que chaque Sénégalais qui a des preuves et qui veut aider à la manifestation de la vérité nous les apporte, on saura quoi en faire», a-t-il ajouté. D’après ce partisan de Khalifa Sall, «l’ouverture d’une enquête judiciaire par la justice sénégalaise ne doit satisfaire aucun sénégalais soucieux de défendre les intérêts de la Nation et de préserver les ressources naturelles de notre pays». Il est convaincu que cela constitue une «diversion et le prétexte pour enterrer définitivement cette affaire qui a révélé des pratiques infamantes dont le plus haut représentant de l’Etat, est le principal responsable». Barthélémy Dias estime que seule la Haute Cour de Justice peut juger cette affaire. «Ce qui est en cause, c’est l’image honteuse de notre pays miné par des pratiques réprouvées par la morale et par la loi, pratiques dans lesquelles la plus haute autorité de l’Etat est soupçonnée d’être directement et personnellement impliquée. En raison de la gravité de cette affaire et de l’identité des personnalités impliquées, seule la Haute Cour de Justice est compétente pour en connaître. Il est évident que les faits imputables à Macky Sall et à Aly Ngouille Ndiaye (ministre de l’Energie au moment de la signature des contrats de recherche et de partage de production sur les gisements de Saint-Louis offshore Kayar Offshore, Ndlr) sont constitutifs d’infractions graves de nature à justifier leur mise en accusation», a-t-il soutenu. A côté de cette action judiciaire, il faut, a-t-il appelé, «saisir les autorités boursières et judiciaires au Royaume Uni et aux Etats Unis d’Amérique pour les amener à ouvrir une enquête sur les graves accusations portées contre British Petroleum (Bp)». M. Dias a rappelé que «cette enquête judiciaire porte sur des  faits et actes condamnables qui ont déjà fait l’objet d’une enquête de l’Ige». Et donc, a-t-il avancé, «par son étendue, l’enquête judiciaire vise à soustraire de la justice de hautes personnalités de l’Etat citées dans cette affaire, y compris Macky Sall et Aly Ngouille Ndiaye, ministre chargé de l’énergie en 2012». Il a, par ailleurs, souligné les «limites objectives de cette enquête «notamment dans le cas où pour les besoins de son enquête, le juge d’instruction devrait entendre le président de la République et des ministres qui bénéficient du privilège de juridiction». «Nous sommes en face de malfaiteurs, de voleurs et de spoliateurs de nos ressources sur qui pèsent un faisceau d’indices graves et concordants avec un mélange explosifs de potentiels délits de corruption, de prise illégale d’intérêts, de faux en écriture publique et privée, de détournement de deniers publics, de délinquance économique et financière, autant de probables infractions, qui interdit toute forme de tergiversation», a-t-il accusé. Awa GUEYE BARTHÉLÉMY DIAS DÉMISSIONNE DE L’AMS «Je refuse de faire partie d'une association dirigée par un vulgaire voleur…» Aliou Sall, prête-nom d’une autorité (Sic), qui a le devoir rendre des comptes au peuple sénégalais. Et à ce titre, j’aimerais dire à ceux qui ont fait cette motion de Barthélémy Dias a annoncé ce jeudi sa démission de l’Association des maires du Sénégal (Ams). Le maire de Mermoz / Sacré-Cœur proteste contre la motion de soutien de l’Ams en faveur du maire de Guédiawaye, Aliou Sall, accusé d’avoir reçu des pots de vins dans l’affaire du « scandale à 10 milliards de dollars», révélée par la BBC. «Où était l’Ams lorsque le pouvoir liquidait Khalifa Sall ? », se demande-t-il lors de sa conférence de presse, cet après-midi. Avant d’ajouter : «Je rappelle à cette association que dans cette affaire, il ne s’agit pas du maire de Guédiawaye, mais plutôt de soutien, de bien vouloir faire preuve de retenue, car ils n’ont pas reçu mon mandat. Je terminerai en leur disant que j’ai démissionné de cette association. Je refuse de faire partie d’une association dirigée par un vulgaire voleur, frère d’une haute personnalité. J’invite tous les maires épris de justice, particulièrement ceux proches de Khalifa Sall, en premier lieu Mme Soham Wardini, à bien vouloir démissionner de l’AMS». Abdoulaye DIOP

CONTRATS SUR LE PETROLE ET LE GAZ

Alioune Tine exige une commission d’enquête indépendante La sortie du procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, ne semble pas satisfaire les attentes des Sénégalais.  Alioune Tine, Président d’Afrikajom center estime que «seule une commission d’enquête indépendante pourrait mettre la lumière sur cette affaire». Le scandale sur le pétrole ne laisse personne indifférentes. L’affaire Aliou Sall continue de susciter moult réactions. C’est le défenseur des droits humains qui monte au créneau pour exiger une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur cette affaire. Selon Alioune Tine «la commission d’enquête indépendante doit être composée de professionnels expérimentés et qui sont intègres pour régler le problème». Parce que, selon lui, l’intégrité morale est très importante. Ainsi, il recommande, pour la composition de ladite commission : «Un inspecteur général d’Etat qui soit à la retraite, des journalistes d’investigation professionnels, un avocat et un juge qui ont une expérience internationale de ces enquêtes. Des gens qui sont spécialisés dans la géopolitique du pétrole, des personnes de la société civile etc.» L’ancien directeur d’Amnesty International souligne que «ces personnes existent. Car je connais des gens qui ont travaillé dans les Nations Unies pendant longtemps et qui sont indépendants», a-t-il précisé.  Alioune Tine pense qu’«avec une question énorme aussi complexe, le procureur seul n’a ni les moyens financiers et techniques d’y arriver». Et le défenseur des Droits de l’homme de rappeler qu’«en l’Afrique du Sud, quand il y avait le problème des ventes d’armes, les autorités avaient mis une commission d’enquête, qui a fait les trucs sur les ventes d’armes, qui a délivré ces trucs qu’elle a déposés dans les tribunaux avec tous les éléments d’information». Ainsi, Alioune Tine indique que les membres de cette commission indépendante «doivent avoir accès aux informations qui sont détenues par l’Etat et les principaux acteurs de la question. Aller en Angleterre pour rencontrer la Bbc, les gens de Bp et autres. Et que les gens soient d’accord pour appliquer les recommandations». Alpha Ousmane NDIAYE

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