Ici
Home > International

Mali : Une quarantaine de morts dans l’attaque de deux villages

Une nouvelle tuerie dans le centre du Mali a fait « 38 morts et de nombreux blessés », a indiqué mardi soir le gouvernement malien, selon un bilan encore provisoire, alors qu’une embuscade contre une patrouille de l’armée plus au nord a occasionné des « pertes humaines et matérielles », selon les Forces armées maliennes. Les villages de Gangafani et de Yoro, près de la frontière avec le Burkina Faso, ont été touchés lundi par des attaques, a annoncé le procureur du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme, Boubacar Sidiki Samaké. Les violences, qui déchirent cette région depuis quatre ans, ont culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls, dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso. Une autre attaque le 9 juin à Sobane Da a fait au moins 95 morts et 19 disparus. JOURNAL DU PAYS

« Keep America great », le nouveau slogan de Trump

"Keep america great", avec ce nouveau slogan, Donald Trump s'est officiellement lancé dans la course pour un second mandat à la tête des Etats-Unis. Et ses partisans était au rendez-vous en Floride. Certains avaient même attendus toute la nuit pour assister à ce qui a été présentée comme la mère de tous les rassemblements, rien de moins.  20 000 supporteurs sont donc venus entendre Donald Trump, scandant régulièrement 4 ans de plus!  "Il y a exactement 4 ans cette semaine, j'avais annoncé ma candidature et lancé ma campagne pour la présidence des Etats-Unis. Et il s'avère que c'était plus qu'une campagne, c'est devenu un grand mouvement politique grâce à vous, un grand mouvement." Promettant "un séisme dans les urnes", Trump l'a assuré: "nous y sommes arrivés une fois, nous y arriverons encore." De "Make America Great Again" à "Keep America Great", il n'y a qu'un pas. Aucune nouvelle proposition ou orientation annoncée. Donald Trump dit avoir toujours à cœur de défendre les droits des travailleurs américains, il a dénoncé les Fake news et l'immigration clandestine, promettant d'achever ce qu'il a commencé : "D'ici la fin de l'année prochaine, nous aurons construit plus de 400 miles de mur, ça avance rapidement. ça avance très rapidement. Et vous savez que nous n'avons pas pu faire approuver le mur par les démocrates même s'ils avaient voté pour, il y a quatre et six ans. (...) Ça avance vite, c'est beau. J'ai changé le design. Le mur va être plus solide, plus grand, mieux et moins cher." Sur le bilan, Donald Trump a mis en avant les bons chiffres de ce qu'il appelle "L'Economie Trump". Il a aussi réitéré ses positions connues sur l'Iran et Israël, en défendant sa décision emblématique sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.  "Nous avons renoué le lien d'amitié avec notre cher allié, l'Etat d'Israël", a-t-il déclaré sous les applaudissements. Sur l'Iran, Donald Trump a de nouveau dénoncé l'accord "désastreux" sur le nucléaire iranien dont il a retiré les Etats-Unis en 2018, claironnant avoir "imposé les sanctions les plus dures jamais appliquées contre le premier Etat parrain du terrorisme dans le monde". Le président américain a également juré que sous son mandat, les Etats-Unis viendraient à bout du cancer, du sida, ... et prépareraient la voie pour envoyer des Américains sur Mars. Mais Donald Trump n'était pas le bienvenu pour tout le monde en Floride.  Selon les sondages, il serait même derrière les potentiels candidats démocrates dans plusieurs états-clefs américains... Une autre Fake news selon Trump. EURONEWS

Macky dénonce la convention de non double imposition avec l’Ile Maurice

Notre pays a perdu 150 milliards de recettes fiscales au détriment de l'Ile Maurice et risquait d'en perdre encore plusieurs milliards à l'horizon 2021… Le Sénégal avait signé en 2002 une convention de non double imposition avec l'Ile Maurice. En 17 ans d'existence, le Sénégal a perdu près de 150 milliards de francs de recettes fiscales à cause de cette convention qui a été plus profitable à l'Ile Maurice, un paradis fiscal couru, qu'à notre pays. Le Président de la République soucieux de préserver les intérêts du Sénégal à l'orée de l'exploitation du pétrole et du gaz en 2021, notre pays aurait pu perdre plusieurs centaines de milliards comme ceux enregistrés durant ces 17 dernières années si rien n'était fait. Conscient de cela, le président Macky Sall a instruit le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, de dénoncer cette convention. De sources sûres, le Gouvernement, par le biais du ministère des Affaires étrangères et sur demande du président de la République, a dénoncé la convention de non double imposition qui liait notre pays à l'Ile Maurice, un paradis fiscal très couru. "En vue de renforcer leur coopération économique dans le domaine fiscal, la République du Sénégal et la République de Maurice ont signé à Dakar le 17 avril 2002, la Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir l'évasion fiscale en manière d'impôts sur le revenu. Cette Convention se fixe pour objectif d'éviter la double contribution fiscale des nationaux des deux Etats. Elle vise également la prévention de la fraude et de l'évasion fiscales internationales qui sont évolutives, multiformes et complexes, et qui menacent la préservation de l'assiette fiscale" tel était  en partie l'exposé des motifs de l'accord liant les deux Etats signé en 2002 et ratifié par l'Assemblée nationale le 06 février 2004. Le 1er juillet prochain étant la date butoir de reconduction tacite de cette convention bilatérale qui n'a guère profité à notre pays, les autorités ont donc pris les devants pour notifier à la partie mauricienne leur décision de mettre fin  à ce texte. En effet l'Article 29 intitulé "Dénonciation" précise que "la présente Convention demeurera en vigueur tant qu'elle n'aura pas été dénoncée par un Etat contractant. Chaque Etat contractant peut dénoncer la Convention par écrit et par la voie diplomatique à l'autre Etat contractant, au plus tard le 30 juin de chaque année civile postérieure à la cinquième année suivant celle de l'entrée en vigueur de la Convention, dans ce cas, la Convention s'appliquera pour la dernière fois : à Maurice, à l'impôt sur le revenu de l'année fiscale commençant à partir du 1er juillet qui suit immédiatement la notification de la dénonciation ; au Sénégal,  à l'égard de l'impôt retenu à la source sur les montants payés à des non résidents ou portés à leur crédit, à partir du 1er janvier de l'année civile qui suit immédiatement l'année de la notification de la dénonciation et à l'égard des autres impôts, pour toute année d'imposition commençant à partir du 1er janvier de l'année civile qui suit immédiatement l'année de la notification de la dénonciation". Environ 150 milliards de recettes perdues par le Sénégal en 17 ans de convention "Le président Macky Sall en connaissance de cause et surtout à l'orée de la production du pétrole et du gaz a cherché à prendre les devants pour la préservation de nos ressources naturelles puisque, du fait que l'Ile Maurice est un paradis fiscal très couru, nombre d'entreprises étrangères investissant au Sénégal dans les ressources minières comme l'or ou le zircon ont choisi de domicilier leurs sociétés à l'Ile Maurice. Une manière de ne pas payer de recettes fiscales en profitant de la convention existant entre les deux pays. Un stratagème qui a fait perdre près de 150 milliards de frs à notre pays au cours de ces 17 années. Alors ne voulant pas que d'autres compagnies pétrolières s'engouffrent dans cette brèche puisque rien n'empêche à ces majors de pousser des sous-traitants à aller s'installer en Ile Maurice tout en travaillant au Sénégal, le Président a décidé de dénoncer la convention. Ce pour que notre pays ne se retrouve pas avec des pertes de recettes fiscales qui pourraient s'élever à des centaines et des centaines de milliards de frs lorsque l'exploitation du pétrole et du gaz commencera" souligne une source très au fait de ce dossier. L'Ile Maurice, sur la "liste grise" de l'Union européenne L'Ile Maurice attire de nombreuses sociétés offshore grâce aux "facilités" qu'elle leur octroie, avec plus ou moins de transparence. Selon l'Agence mauricienne de promotion des activités financières, citée par Le Monde.fr, l'île comptait en 2017 pas moins de 967 fonds d'investissement, 450 structures de capital-risque et 23 banques internationales. Sans parler des sociétés offshore – plus de 20 000 – qui ont élu domicile à Maurice. Depuis le début des années 2000, fonds de placement et de pension, banques commerciales, d'affaires et d'investissements ont trouvé refuge dans ce "hub" de l'océan Indien. Au point qu'en 2017, le secteur des services financiers représentait à lui seul près de 50 % du PIB, contre 7 % pour le tourisme et 15 % pour l'industrie. Ces avantages liés à la "résidence fiscale" de sociétés et de particuliers fortunés à Maurice placent l'île dans le radar mondial des "paradis fiscaux". Evasion fiscale, opacité sur les montages et mouvements de fonds, blanchiments de capitaux aux origines douteuses (drogue, terrorisme, etc.)… Maurice est dans le collimateur de nombreuses associations et Etats. "Maurice est devenue en moins de dix ans une place de choix pour les investisseurs internationaux. C 'est l'optimisation fiscale qui attire tous ces capitaux, précise Jérôme Appavoo. A Maurice, les avantages et astuces de nos schémas fiscaux sont élaborés dans le strict respect des lois. En domiciliant ici une société offshore [dont 80 % des activités sont réalisées à l'étranger], les investisseurs peuvent percevoir des revenus non pas en salaires [taxés à 15 %], mais en dividendes taxés à seulement 5 %, pour ceux qui s'élèvent à 90 000 euros par an, avec en outre une imposition sur les bénéfices de 3 % [contre 28 à 33,3 % en France]. Ayant compris cela, des investisseurs futés évoluant surtout dans le domaine de l'or et du zircon ont créé des sociétés offshore à partir desquelles elles intervenaient au Sénégal. Du fait de la convention de non double imposition qui vient d'être dénoncée par l'Etat, elles ne payaient leurs impôts qu'à Maurice. Une île où, encore une fois, les impôts c'est des cacahuètes. Quant au fisc sénégalais, il n'avait que ses yeux pour pleurer. Et encore, ce n'tait rien par rapport à ce qui risquait d'advenir si l'exploitation de nos hydrocarbures avait commencé ! SENEWEB

L’ex-président égyptien Mohamed Morsi a été enterré mardi au Caire. Il est mort la veille, pendant une audition au tribunal. Ses conditions de détention sont pointées du doigt. Des ONG internationales réclament une enquête.

L'ancien président égyptien issu des Frères musulmans Mohamed Morsi a été enterré mardi 18 juin à Medinat Nasr, un quartier de l'est du Caire, selon son avocat. Il est mort lundi à l'âge de 67 ans, après une audition devant un tribunal du Caire, "à cause d'un arrêt cardiaque", selon la télévision d'État. "Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes (...) Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés (...) et a été immédiatement transporté à l'hôpital" où il est décédé, a indiqué le parquet général égyptien dans un communiqué. "Il est arrivé à l'hôpital à exactement 16 h 50 et il n'y avait pas de nouvelles blessures visibles sur le corps", a-t-il précisé. "D'autres détenus nous ont fait signe qu'il n'avait plus de pouls" L'ancien président, en détention depuis juillet 2013, comparaissait lundi au sein du complexe pénitentiaire de Tora, dans le sud de la capitale égyptienne. Interrogé par l'AFP, l'un de ses avocats, Abdelmoneim Abdel Maksoud, a déclaré : "Nous n'avons même pas pu le voir au tribunal à cause des parois de verre blindé [du box] insonorisé. Mais d'autres détenus nous ont fait signe qu'il n'avait plus de pouls". "Je l'ai vu emporté sur une civière dans le complexe judiciaire" de la prison de Tora, a-t-il ajouté, précisant que ni lui, ni la famille du président défunt ne savait vers quel hôpital il avait été emmené. France 24

Au Soudan, les généraux au pouvoir reconnaissent avoir ordonné la dispersion brutale du sit-in du mouvement de « désobéissance civile »

Les militaires au pouvoir au Soudan ont admis, jeudi, avoir ordonné la dispersion sanglante du sit-in de manifestants qui répondaient à un appel à la désobéissance civile, début juin, devant le QG de l'armée à Khartoum. Pour la première fois, le Conseil militaire au pouvoir au Soudan a reconnu, jeudi 13 juin, avoir ordonné la dispersion brutale d'un sit-in de manifestants qui répondaient à l'appel à la désobéissance civile, début juin, devant le QG de l'armée à Khartoum. Un événement qui avait provoqué la mort de plus d'une centaine de personnes, selon un comité de médecins proches de la contestation. "Le Conseil militaire a décidé de disperser le sit-in et un plan a été établi en ce sens […]. Mais nous regrettons que des erreurs se soient produites", a déclaré, jeudi, à des journalistes, le général Chamseddine Kabbachi, porte-parole de cette instance. Il a ajouté que les résultats de l'enquête sur cette dispersion seraient publiés samedi, ajoutant que le Conseil ne permettrait plus de tels sit-in près des sites des forces armées. 120 morts dans la dispersion du sit-in Selon un comité de médecins proches de la contestation, quelque 120 personnes ont été tuées dans la répression des manifestants depuis le 3 juin, la plupart dans la dispersion du sit-in. De leurs côtés, les autorités ont parlé de 61 morts. Le Conseil de transition militaire a pris les rênes du pouvoir après la destitution et l'arrestation le 11 avril, sous la pression d'un mouvement de contestation inédit, du président Omar el-Béchir qui a été inculpé jeudi pour "corruption". Malgré la répression et pour maintenir la pression, une campagne de désobéissance civile a quasiment paralysé la capitale Khartoum de dimanche à mardi à l'appel des chefs de la contestation qui réclament aujourd'hui le transfert du pouvoir aux civils. C'est grâce à une médiation du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed que les chefs de la contestation ont cessé la campagne de désobéissance civile et accepté le principe d'une reprise des pourparlers avec le Conseil militaire. Des émissaires américains et africains sur place Les États-Unis et l'Union africaine (UA) qui appellent à un transfert du pouvoir aux civils, ont eux dépêché des émissaires à Khartoum qui ont eu des réunions avec des responsables soudanais et des meneurs de la contestation. Le nouvel émissaire spécial américain, Donald Booth, et le secrétaire d'État américain adjoint chargé de l'Afrique, Tibor Nagy, ont aussi rencontré le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhan, qui s'est félicité des efforts américains en vue d'une solution politique, selon un communiqué de son bureau. L'émissaire de l'UA, Mohamed El Hacen Lebatt, a assuré qu'une équipe de diplomates étrangers travaillait à résoudre la crise. "Je peux dire sans optimisme excessif que les discussions que nous avons eues avec chaque partie séparément progressent". Une enquête transparente exigée L'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), le fer de lance de la contestation déclenchée en décembre 2018, a indiqué que ses leaders avaient informé les responsables américains de la nécessité d'une enquête transparente sur la dispersion du sit-in, de la nécessité du retrait des "milices" des rues et d'une autorité civile. Les pourparlers entre Conseil militaire et meneurs de la contestation ont été suspendus le 20 mai, chaque camp voulant diriger la future instance censée mener la transition. Les meneurs de la contestation insistent désormais pour que tout accord s'accompagne "de garanties régionales et internationales pour sa mise en application". SOURCE FRANCE 24

Crise au Soudan : Macky rencontre le président du Conseil militaire de la transition (Lmc), le général Abdel-Fattah Al-Burhan

En Arabie Saoudite pour les besoins du Sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), le Chef de l’Etat, Macky Sall a rencontré le président du Conseil militaire de la transition (Lmc) du Soudan, le général Abdel-Fattah Al-Burhan. Ce dernier a pris la succession du général d’Aouad Ibn Aouf, qui dirigeait le Soudan depuis la destitution d’Omar El-Béchir. Pour rappel, le Soudan attend toujours un accord. Civils et militaires négocient depuis des semaines le partage du pouvoir dans les organes de transition. Les deux camps tiennent des négociations laborieuses concernant le partage du pouvoir dans ce qu’on appelle le Conseil souverain, l’organe qui doit superviser la transition. Actusen.sn

La RDC déclare une épidémie de rougeole

Une épidémie de rougeole a été déclarée en République démocratique du Congo (RDC). Le ministère Congolais de la Santé affirme avoir enregistré 87.000 cas suspects depuis le début de l’année. Des cas de rougeole ont maintenant été signalés dans 23 des 26 provinces de la RD du Congo, tant en milieu urbain que rural. La rougeole, bien que très contagieuse, peut être évitée grâce à la vaccination. Cependant, la maladie a connu une flambée répétée dans le pays ces dernières années en raison de l’insuffisance des infrastructures, de l’insécurité et d’un système de santé publique sous-équipé. D’autres facteurs viennent s’ajouter notamment la faiblesse des programmes de vaccination, un approvisionnement irrégulier voire des pénuries de vaccins, un système de veille sanitaire inefficace et des problèmes logistiques qui sapent la chaîne du froid des vaccins. La riposte sanitaire s’organise aussi bien avec des équipes au plan local que celle des ONG intervenant dans le pays comme Médecins sans frontières (MSF). L’organisation précise qu’elle « lutte contre l’épidémie de rougeole, aux côtés des équipes locales du ministère de la Santé dans 10 provinces du pays ». Les provinces sont le Haut-Lomani, Lualaba, Tanganyika, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo, Kasai, Kasai Central, Haut-Uele et Ituri. Jusqu’à présent, la rougeole aurait tué plus de 1.500 personnes en RDC depuis le début de l’année. La plupart des victimes étant des enfants de moins de cinq ans. Le ministère de la Santé a déclaré l’épidémie lundi. Des sources au sein du programme de vaccination ont indiqué à la BBC qu’elles collectent actuellement des fonds pour organiser une campagne de vaccination préventive afin d’arrêter la propagation du virus dans les zones non touchées. Plus de deux millions d’enfants ont été vaccinés contre la rougeole en avril et 1,4 million d’autres sont visés par une campagne qui débutera dans les prochains jours dans les zones sanitaires où la rougeole est présente. Dans un communiqué, l’association Médecins Sans Frontières a averti que cette épidémie de rougeole risque d’être la plus meurtrière du pays depuis la forte résurgence de la maladie en 2011-2012.

13-0 et adversaires en larmes… la victoire des Américaines fait parler

L’équipe américaine a remporté mardi son premier match de la Coupe du monde 2019 face à la Thaïlande sur le score de 13 buts à 0. Une victoire qui s’est terminée par les larmes des Thaïlandaises et qui fait aujourd’hui parler. Célébrations "excessives et irrespectueuses" ou "indignation moralisatrice": l'attitude des Américaines lors de leur victoire record (13-0) contre la Thaïlande, mardi en phases de poule du Mondial-2019, a créé une polémique, certains observateurs accusant les Etats-Unis d'avoir inutilement humilié leurs adversaires. "En tant que Canadiennes, nous ne penserions jamais à faire une chose pareille, a cinglé l'ancienne internationale Kaylyn Kyle, consultante pour la chaîne TSN. A mes yeux, c'est irrespectueux, scandaleux", a-t-elle ajouté. Des critiques qui lui ont valu, à l'en croire, des menaces de mort sur les réseaux sociaux, sans pour autant l'empêcher de réitérer ses propos en jugeant les célébrations des Américaines après leurs buts "excessives et irrespectueuses". Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #UglyAmericans (#SalesAméricaines) a fait florès, un utilisateur écrivant même au sujet des Etats-Unis qu'un "vainqueur sans classe (était) pire qu'un mauvais perdant, quel que soit le genre". Sans surprise, la sélectionneuse des championnes du monde en titre Jill Ellis a défendu ses joueuses: "C'est un championnat du monde donc toute équipe présente (en phase de groupes, ndlr) a été fantastique pour se qualifier. Respecter ses adversaires, c'est jouer à fond contre eux". "Admirez la performance et réservez à d'autres l'indignation moralisatrice", a asséné Nancy Armour l'éditorialiste de USA Today. "C'est une Coupe du monde, pas un tournoi amateur." Et côté thaïlandais, la sélectionneuse Nuengruethai Sathongwien a dit "accepter" le fait que les Américaines soient "meilleures". En s'imposant 13 buts à 0, les footballeuses de la "Team USA" ont effacé des tablettes le record de la victoire la plus large en Coupe du Monde, détenu depuis 2007 par l'Allemagne (11-0 contre l'Argentine). Grâce à ce plantureux succès contre la 34e nation mondiale, les Etats-Unis trônent en tête du groupe F, à égalité de points avec la Suède, tombeuse plus discrète du Chili (2-0). La Suède affrontera dimanche la Thaïlande, tandis que les Américaines croiseront sur leur route le Chili. AFP

Un avion transportant Emiliano Sala (ex Nantes) a disparu

L'avion privé dans lequel avait pris place le nouvel attaquant de Cardiff Emiliano Sala (ex Nantes) a perdu le contact avec le contrôle aérien lundi soir vers 20 heures. Des opérations de secours étaient en cours dans la nuit dans la zone d'Aurigny, située dans les îles anglo-normandes. Il venait de dire au revoir à ses coéquipiers nantais. Depuis quelques heures, les proches d'Emiliano Sala sont plongés dans une insoutenable attente. L'avion privé à bord duquel a pris place lundi soir le nouvel attaquant de Cardiff (28 ans) a perdu le contact avec le contrôle aérien vers 20 heures. Attendu au pays de Galles peu avant 21 heures en provenance de Nantes, il n'est pas arrivé. Une vaste opération de secours - composée de deux hélicoptères et de bateaux - a été lancée ces dernières heures dans la zone de Guernesey-Aurigny pour tenter de retrouver la trace de l'avion - « The Piper Malibu » - où deux personnes, dont Sala avaient pris place. La police de Guernesey indiquait dans un communiqué à minuit trente dans la nuit qu'"une opération de sauvetage et de recherche est actuellement en cours au Nord d'Alderney après la disparition d'un avion léger il y a plusieurs heures. Deux hélicoptères à côté des embarcations de sauvetage de Guernesey sont à la recherche de nouveaux renseignements". Les garde-côtes anglais qui, parallèlement à ceux de Guernesey, se sont rendus sur place - via hélicoptère - ont indiqué qu'en l'état, ils "n'avaient rien trouvé". Aurigny est une île qui se situe à 15 kilomètres de la Hague et de la côte normande. Searching for the light aircraft PA 46 Malibu resumed at 8am this morning. No trace has currently been found It was en route from Nantes, France to Cardiff, Wales with 2 people More info when available — Guernsey Police (@GuernseyPolice) 22 janvier 2019

Putsch avorté au Gabon: Ali Bongo, un président à distance

Au Gabon, les putschistes du 7 janvier ont justifié leur tentative de coup de force par l'état de santé d'Ali Bongo, toujours en convalescence au Maroc. Dans leur message, diffusé ce matin sur les ondes de la radio nationale, ils disaient réagir à l'allocution télévisée du président le 31 décembre. Leur porte-parole, le lieutenant Kelly Ondo Obiang expliquait que ces voeux à la nation avaient « renforcé leurs doutes sur la capacité du président à assumer les lourdes tâches liées à sa fonction ». Ali Bongo poursuit sa convalescence à Rabat, la capitale du Maroc, après plus d'un mois d'hospitalisation en Arabie saoudite pour un accident vasculaire cérébral survenu le 24 octobre dernier. Le chef d'Etat gabonais se trouve donc à l'étranger depuis deux mois en tout. Après un séjour à l’hôpital militaire de Rabat, Ali Bongo se trouve depuis début décembre quelque part dans une résidence privée de la capitale marocaine, dont l’adresse n’est pas publique. Au bout d’une impasse bordée de villas dans le chic quartier des Ambassadeurs, une des résidences d’Ali Bongo se cache derrière de hauts murs et des grands arbres et bananiers. « Cela fait deux jours qu’Ali Bongo n’est pas venu », assurent deux gardiens de la même rue qui l’ont vu passer en Mercedes. D’autres ajoutent que cette villa est réservée à la femme du président. Quelques rues plus loin, l’énorme demeure d’Omar Bongo, son père et prédécesseur, s’impose. Difficile alors de savoir exactement où se trouve le président gabonais, parmi les multiples villas qui appartiennent aux Bongo, très proches de la famille royale marocaine. Le président gabonais a été reçu par son ami de jeunesse, le roi Mohammed VI. Une vidéo de quelques secondes a immortalisé cet entretien, où l’on voit le président en djellaba grise discuter lentement avec le souverain. Le Maroc a d’ailleurs l’habitude d’accueillir des dirigeants africains en convalescence. Vacance du pouvoir Très discret pendant son séjour, c’est aussi dans sa résidence privée de Rabat qu’Ali Bongo a reçu une délégation gabonaise de haut niveau et qu’il a fait son discours de voeux à la nation le 31 décembre, sa première prise de parole publique d'Ali Bongo, d'une durée de quatre minutes. Dans son discours, le dirigeant faisait très explicitement référence à son état de santé. Ali Bongo reconnaissait avoir traversé une période difficile tout en tentant de rassurer. « Aujourd'hui, je vais mieux et me prépare à vous retrouver très vite », expliquait-il. Aucune information n'a en revanche filtré sur la date de son retour au pays. Officiellement, la vacance du pouvoir n'a pas été déclarée. La Cour constitutionnelle gabonaise a transféré une partie de ses pouvoirs au Premier ministre et au vice-président. Mais cette absence prolongée d'Ali Bongo agace au sein la sphère politique gabonaise. Pour preuve, quelques heures avant ses voeux à la nation, 44 partis d'opposition ont uni leurs voix pour réclamer une transition de deux ans

Top