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TRANSPARENCE DANS LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

Le Collectif Citoyen AAR LI NU BOKK invite le Pds au combat Le Collectif Citoyen AAR LI NU BOKK invite  le Parti Démocratique Sénégalais à cette dynamique citoyenne pour la sauvegarde du bien commun et  pour la manifestation de la vérité dans l’affaire Petro Tim. Ce mouvement l’a fait savoir à travers un communiqué transmis à la rédaction de 24 heures. Le scandale du pétrole incriminant Aliou Sall, le frère du Président de la République continue d’alimenter les débats. Pour plus de transparence dans la gestion des ressources naturelles et également faite toute la lumière sur l’affaire Petro Tim, le mouvement citoyen invite toutes les forces vives de la Nation à se joindre à la lutte pour la sauvegarde des intérêts du Sénégal. AAR LI NU BOKK appelle le parti démocratique sénégalais à participer au combat. « Considérant la gravité de la situation qui prévaut dans cette affaire, le Collectif Citoyen AAR LI NU BOKK invite le Parti Démocratique Sénégalais à cette dynamique citoyenne pour la sauvegarde du bien commun, pour la manifestation de la vérité » lit-on dans le communiqué. Et ce collectif citoyen vient saisir cette opportunité de compter le Parti Démocratique Sénégalais dans son initiative de lutte pour la Bonne gouvernance et la Transparence dans le secteur des Ressources naturelles du Sénégal. S’adressant au Président de la République, cette structure déclare «que notre pays est vivement secoué aujourd'hui par ce scandale causé entre autres, par de graves informations et accusations portant sur la signature de contrats, de décrets, l'attribution de permis n'ayant pas respecté la législation constitutionnelle et réglementaire qui encadre ce secteur». Dans la stricte recherche de la vérité, pour que les responsabilités soient situées et punies, le Collectif Citoyen AAR LI NU BOKK a estimé nécessaire de mobiliser toutes les Forces de la Nation, afin de défendre les intérêts du Sénégal. Alpha Ousmane NDIAYE 

APPEL À TÉMOINS DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE

Les réserves de l’analyste politique Maurice Soudiéck Dione.   Enseignant-chercheur en sciences politique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Maurice Soudiéck Dione émet des réserves quant à la fiabilité de l’enquête sur l’affaire Pétro-Tim confiée à la Division des investigations criminelles (Dic). L’analyste politique y voit une bizarrerie. «Cette manière de procéder est curieuse puisque, la procédure normalement est une procédure inquisitoire. Lorsqu’il y a des indices d’infraction, c’est le Procureur qui doit enquêter avec les Officiers de police judiciaire (Opj) et cela, il doit le faire de façon active et non pas dire que nous sommes là, nous attendons que les gens viennent apporter les preuves», objecte Dr Dione qui insiste sur le fait que les enquêteurs doivent poser des actes concrets de procédure pour recueillir les preuves. L’autre réserve émis par l’analyste politique, c’est qu’il y a une «subordination» entre le Garde des Sceaux, le ministre de la Justice et le magistrat du Parquet. «Aujourd’hui, je crois qu’il faut avoir beaucoup de réserves et de distance par rapport à cet appel à témoins lancé mercredi par le procureur de la République», déclare l’enseignant-chercheur en sciences politiques à l’Ugb de Saint-Louis.  Dans tous les cas, Dr Dione croit que c’est une situation qui nécessite d’être clarifiée dans le but de faire comprendre au peuple exactement ce qui s’est passé au-delà des clivages entre majorité et opposition. 24HEURES A. SIDY

APPEL À TÉMOINS DANS L’AFFAIRE PÉTRO-TIM

Les éclaircissements du procédurier Me Moussa Sarr Face à la presse, mercredi, pour se prononcer sur différents dossiers judiciaires à élucider dont celui de Pétro Tim incriminant Aliou Sall, frère cadet du chef de l’Etat, Macky Sall, le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, a lancé un appel à témoins. Une démarche attentiste qui inquiète, cependant, le procédurier Me Moussa Sarr. L’avocat se préoccupe de l’absence de garde-fou lorsqu’une telle procédure d’appel à témoins est mise en œuvre. «En droit, l’appel à témoins est le fait que lorsqu’il y a une prétendue infraction de demander à toute personne qui en sait quelque chose de venir la révéler à la justice. Ce  principe consiste à laisser libre toute personne détentrice d’une quelconque information sur une affaire de venir faire sa déclaration pour aider à la manifestation de la vérité», clarifie Me Sarr.   A ce propos, le juriste dresse le profil des témoins concernés par cette enquête non sans mettre en garde contre les faux témoignages. «Un témoin, c’est quelqu’un qui connaît lesdites affaires. Vous l’avez vu ou entendu. C’est cela un témoin. Quelqu’un qui s’interroge n’est pas un témoin. Quelqu’un qui commente n’est pas un témoin. Le témoin, c’est celui qui était présent ou qui a des éléments probants sur cette affaire entre ses mains», édifie Me Moussa Sarr. L’avocat prévient que les prétendus témoins, c’est-à-dire ceux qui ne détiennent pas aucune preuve matérielle, peuvent être poursuivis pour délit de faux témoignages. «Lorsque vous allez au niveau de la Justice pour prétendre que vous êtes un témoin alors que vous n’avez aucun document entre vos mains, vous n’en savez absolument rien, vous commettez un délit de faux témoignages. Il ne s’agit pas d’aller raconter n’importe quoi. Quand vous n’en savez pas quelque chose, vous ne pouvez pas dire que vous êtes un témoin», avertit le juriste. Pour rappel, le Procureur a appelé toutes les personnes qui détiendraient des informations sur le «scandale à 10 milliards de dollars» présumé à venir les divulguer à la Division des investigations criminelles (Dic) qui a été instruite pour l’ouverture d’une enquête sur le sujet. A.SIDY

« Ceux qui sont en possession du document peuvent être poursuivis », selon Me Moussa Sarr

RAPPORT DE L’IGE DANS L’ESPACE PUBLIC  La présence du rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) dans l’espace public sans que le président de la République entre en possession de ce document, est assez curieuse et très grave, selon Me Moussa Sarr. D’après l’avocat, ceux qui sont en possession de ce document peuvent être poursuivis devant les juridictions sénégalaises. Le rapport de l’inspection générale d’Etat sur l’affaire Petro Tim est entrain de secouer la République. Ce document confidentiel a été publié dans l’espace public et dans les réseaux sociaux sans que le Président de la République entre en possession du rapport. Un fait curieux et grave, a fustigé Me Moussa Sarr. Sur iradio, la robe noire estime que ceux qui sont en possession de ce document peuvent être poursuivis devant les juridictions sénégalaises. «C’est assez curieux qu’un rapport puisse circuler dans les réseaux sociaux daté du 12 octobre 2012, sans que le chef de l’Etat n’entre en possession de ce document. Et se serait même grave pour un Etat aussi organisé que le Sénégal. Qu’il y ait un rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) qui soit dans  l’espace public sans que son destinataire, le premier des Sénégalais n’en soit informé. C’est assez curieux et étonnant et très grave, si c’est le cas. Il faut une enquête pour que tout cela soit éclairé», clame-t-il. Et Me  Moussa Sarr de  poursuivre: «en principe, les rapports de l’Ige sont généralement des documents secrets. Tant que ce n’est pas déclassifié et publié, personne ne doit entrer en possession. Souvent, lorsque vous entrez en possession de document aussi secret, vous pouvez être poursuivi pour recel de document administratif, etc. ». Cependant, Me Moussa Sarr  pense que «l’important du débat, aujourd’hui, c’est éclairer sur ce qui a été fait de nos ressources naturelles». Par conséquent, la robe noire indique que c’est l’occasion «de déclassifier le rapport de l’Ige, s’il existe». Par contre, il souligne que «ceux qui détiennent le rapport, alors qu’il n’a pas été déclassifié, encourent des risques. Parce qu’ils peuvent être poursuivis devant les juridictions sénégalaises». Pour rappel, après la publication du dit rapport, le responsable de la communication du palais, a soutenu que le Chef de l’Etat n’est pas encore en possession dudit document. Mais beaucoup d’experts battent en brèche ces allégations et soutiennent qu’on ne peut pas commanditer un rapport et ne pas le recevoir pendant 7 ans. Alpha Ousmane NDIAYE

Va-t-on vers l’arrestation de Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall, Ousmane Sonko et Abdoul Mbaye ?

Les choses risquent de dégénérer les prochains jours entre le régime du Président Macky Sall et l’opposition la plus en vue dans ce duel à fleuret moucheté portant approbation de décrets d’octroi de permis d’exploration et d’exploitation des blocs de Cayar et Saint-Louis offshore profond. Ce dimanche, les ouailles du président de la République se sont retrouvés au niveau de leur permanence pour tailler bavette. Rien à encore filtrer de cette rencontre. Entre temps, le discours des affidés du Président Sall stigmatise la position de certains leaders de l’opposition dans le giron des «destabilisateurs» du pays avec l’appui de puissances étrangères. Dans une tribune intitulée : «Reportage de la BBC : Il faut arrêter les manœuvres malsaines et tout à fait anti-patriotiques de nos détracteurs !», Ibrahima Sène du Parti de l’Indépendance et du Travail (Pit) dit : «Nos adversaires politiques et de la société civile, qui ont vu leurs criques de notre gestion des contrats pétroliers, gaziers et miniers, rejeter par le peuple aux Législatives de 2017, et particulièrement, à la Présidentielle du 24 Février 2019, ne sont pas encore sortis de leur +naufrage collectif +, et s’accrochent au reportage de BBC, comme une bouée de sauvetage. Il faut arrêter ces +naufragés de la Présidentielle du 24 Février 2029+ avant qu’il ne soit trop tard d’empêcher la déstabilisation du pays !» «Samedi soir de détente (causeries familiales, perspectives etc.) Pour évacuer le stress et les tensions d’une semaine faite de complots, du fait de comploteurs ennemis. À bas ceux de l’intérieur, ignobles cagoulés, et leurs exécutants couverts du manteau des trompeurs ! La semaine prochaine, inch Allah, il ne sera pas démis ; il ne démissionnera pas ; il fera mieux que ce qu’annoncent les commandités, pauvres sicaires, hommes de main », écrit Yakham Mbaye, le Directeur général du quotidien Le Soleil et membre de l’Alliance pour la République (Apr). Même son de cloche chez un des partisans du maire de Guédiawaye, Aliou Sall. Mamadou Yahya Ba, en conférence de presse, a dénoncé un lobbying orchestré par des gens tapis dans l’ombre pour mettre le feu au Sénégal et venir piller nos ressources pétrolières et gazières comme ils l’ont réussi ailleurs en Afrique. «Si le Sénégal est déstabilisé personne n’en sortirait vainqueur», a-t-il souligné. Après avoir appelé à la vigilance et à la responsabilité à l’endroit des Sénégalais et des leaders politiques, Yahya Ba ne manquera pas de mettre en garde ceux qui pensent qu’ils peuvent profiter de ce fait «insensé» pour liquider un adversaire politique. Quand les politiques dirigent le tribunal, y a de quoi avoir peur et alerter. «Nous apprenons que la sécurité de Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall, Ousmane Sonko ainsi que la mienne serait en danger. Nous prenons à témoin le peuple du Sénégal et la communauté internationale. La recherche de la vérité sur l’affaire dite Petrotim n’a pas commencé avec le documentaire BBC», assure l’ancien PM, Abdoul Mbaye ce samedi sur sa page Facebook. Le président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) Abdoul Mbaye aurait des craintes pour sa sécurité ainsi que celle de membres de l’opposition en l’occurrence Mamadou Lamine Diallo, Ousmane Sonko et Thierno Alassane Sall. Ceci il l’a fait savoir sur sa page Facebook ce samedi. Et de renchérir : «cette recherche De la vérité ne s’arrêtera pas avec des accidents qui pourraient arriver à l’un d’entre nous, non plus en nous désignant comploteurs «tapis dans l’ombre» œuvrant pour déstabiliser le Sénégal pour mieux justifier une disparition programmée d’ «ennemis de la Nation». Nous continuerons de nous battre pour la vérité, rien que la vérité, parce que le Sénégal, malgré son recul démocratique constaté sous le règne de Macky Sall, doit rester une démocratie sanctionnant le vol et la trahison du peuple»,a-t-il écrit. Cet avis de tempête sur opposant commence à se matérialiser avec l’arrestation hier, à la place de l’Indépendance de l’activiste Karim Xrum Xak qui voulait manifester contre la gestion nébuleuse du pétrole et du gaz. D’autres de ses amis ont aussi été arrêtés par la police, il s’agit de Leuz, Alioune, Gaïdo Chérif et Alpha… Abdoulaye DIOP

Me Malick Sall saisit le procureur général et promet «une enquête complète»

DOCUMENTAIRE DE LA BBC, RAPPORT DE L’IGE… Le gouvernement de Macky Sall concrétise sa saisine de la Justice dans l’affaire Petro-Tim remis au goût du jour par un documentaire de la BBC, chaîne publique britannique. Dans sa correspondance adressée au Procureur général près de la Cour d’Appel, le Ministre de la Justice confirme que son mentor, le Président Macky Sall n’a pas encore reçu le rapport de l’Inspection Générale d’État (Ige) qui circule déjà sur les réseaux sociaux. Le ministère de la Justice annonce «l’ouverture d’une enquête complète sur l’ensemble des faits allégués» dans le reportage de la BBC sur les découvertes pétrolières au Sénégal, suite notamment à la publication sur les réseaux sociaux d’un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) portant sur le même sujet et qui n’a pas encore été remis encore été remis au président de la République. C’est dire que cette ligne de défense déflorée par le Ministre conseiller du Président de la République, El Hadji Hamidou Kassé se précise malgré les dénégations de l’ancien Directeur général de Petrosen, Mamadou Faye. Le premier avait déjà soutenu que le Président n’a jamais chargé l’IGE d’une telle mission, ce qui est différent de la position du gouvernement qui parle d’une non-transmission dudit rapport au Président Sall. «Le ministre de la Justice, soucieux d’éclairer les Sénégalais sur la gestion des ressources naturelles, a saisi le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar pour l’ouverture d’une enquête complète sur l’ensemble des faits allégués, aussi bien dans ledit rapport, qui n’a pas encore été transmis à Monsieur le Président de la République, que sur les autres dénonciations relativement à la gestion des contrats pétroliers», peut-on lire dans un communiqué reçu de ses services. Abdoulaye DIOP

«AAR LINU BOKK»#SunuPétrole# manifeste vendredi prochain

AFFAIRE PETRO-TIM ET ACCAPAREMENT DES RESSOURCES PUBLIQUES «AAR LINU BOKK»#SunuPétrole#, un mouvement regroupant des organisations de la société civile, partis politiques, mouvements et personnalités indépendants, ainsi que des associations et organisations communautaires siffle la fin de la récréation sur les pratiques «d’accaparement des ressources publiques» du régime du Président Macky Sall. Ils soutiennent qu’ «En aucun moment, le Président Macky Sall et son Gouvernement n'ont daigné accorder du crédit aux légitimes demandes du peuple sénégalais et ses exigences, préférant les prendre comme des vociférations venant de l'opposition. Face à ces exigences, le gouvernement n'a su rien opposer d'autres que des manœuvres et menaces, souvent fébriles et maladroites, sans compter ses tentatives, toujours vaines, d'enterrer les scandales sous un monceau de contrevérités et de manipulations». En appelant «tous les citoyens et citoyennes à un  rassemblement massif et pacifique le Vendredi 14 Juin 2019 à la Place de l'Obélisque à partir de 15 heures», «Aar Li Nu Bokk» #SunuPétrole# compte resserrer l’étau autour du Président Macky Sall et de son gouvernement, indique une note du mouvement. Et de renchérir : «A cette occasion la parole sera donnée au peuple pour qu'il exprime son indignation» et prie les Sénégalais de «venir avec leurs familles, toutes les générations réunies, en tenant dans les mains le drapeau national».  Le Mouvement de préciser que «Des rassemblements similaires seront organisés dans toutes les régions du pays, dans les départements, les communes, les quartiers et les villages pour dénoncer en chœur le vol de nos ressources et exiger leur recouvrement».  Pour «AAR LINU BOKK» #SunuPétrole#, les faits sont têtus et constants: «Macky Sall a approuvé des contrats léonins en connaissance de cause, car en sa qualité de Président de la République, il avait tous les moyens à sa disposition pour savoir que toute la procédure était entachée d'irrégularités; Il a fermé les yeux sur le risque évident de conflit d'intérêt, sachant sans aucun doute possible, que son frère était en relation d'affaires avec le bénéficiaire des licences, Frank TIMIS». Abdoulaye DIOP 

SOUPCONS DE CORRUPTION SUR ALIOU SALL DANS L’AFFAIRE PETROTIM-BP Cette «défense» du gouvernement que Pastef n’a pas pu saisir

La sortie du porte-parole du gouvernement, Ndèye Tické Ndiaye Diop, à la suite de la diffusion d’un documentaire de la Bbc sur le pétrole et le gaz au Sénégal ne laisse personne indifférent. Pour le Coordonnateur de Pastef à Dakar, Abass Fall, on cherche «cacher la vérité aux sénégalais». Au lieu de rassurer les Sénégalais, la sortie du porte-parole du Gouvernement sur les soupçons de corruption autour du pétrole n’a fait que renforcer les suspicions. En tout cas, du côté de l’opposition, la déclaration de Ndèye Tické Ndiaye Diop n’a pas convaincu. «Aujourd'hui encore, on cherche à travers une déclaration lue par une voix tremblotante de cacher la vérité aux sénégalais en tentant de nous faire croire que Macky SALL n'a fait que rester dans la continuité en signant les décrets d'approbation pour valider ces fameux contrats. Elle oublie dans sa déclaration le rapport de l'IGE qui avait pourtant demandé à Macky Sall de ne pas signer les décrets parce que n'ayant pas respecté les critères techniques et financiers tels que prévu par le code pétrolier», a réagi Abass Fall, Coordonnateur à Dakar du Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité). Cette déclaration de cet opposant fait suite à la diffusion d’une enquête de la Bbc sur le pétrole et le gaz au Sénégal. Dans ce documentaire intitulé «Sénégal: Un scandale à 10 milliards», la chaine britannique part de la cession des droits de Petrotim sur deux concessions de gaz et pétrole au Sénégal pour 250 millions de dollars à la Bp. Le frère du président Sall aurait reçu 250 000 dollars. En plus de cela, Frank Timis propriétaire de Petrotim devrait, selon les révélations de ce film recevoir 10 milliards de royalties sur 4 ans. Un manque à gagner pour le Sénégal. «Manque de sérénité» de Macky Sall «Ndéye Tické, dans une récitation fade d'une certaine chronologie tronquée, oublie que BBC s'est beaucoup plus appesanti sur les soupçons de corruption impliquant le frère du président et des manquements graves notés dans la procédure d'acquisition de ces blocs pétroliers à travers des contrats», a déploré M. Fall. Ajoutant: «On cherche à nous faire croire qu'aucune goutte de pétrole n'a encore été exploitée donc notre pays n'a rien perdu dans ces transactions nébuleuses. Ce qui choque dans la déclaration du gouvernement, c'est qu'il ne fait aucunement cas des accusations de corruption portées à l'endroit du frère du président alors que cet exercice cherche en même temps à le blanchir sans le dire». Pour ce camarade de Ousmane Sonko, «Macky Sall et son gouvernement sont aux abois et ils cherchent à tout prix à sortir de cette mélasse pétrolière dans laquelle ils sont pris jusqu'au cou». Il en veut pour preuve la sortie de Macky Sall, suite à la diffusion de cette vidéo. «Après la sortie désastreuse de Aliou Sall qui du reste n'a fait que s'enfoncer davantage et celles de certains mercenaires de la plume, son frère de président s'est mêlé à la danse avec un manque de sérénité notoire qu'il n'a pu cacher en utilisant encore une fois des termes (Rambathie, Nafékk) qui montrent à quel point Macky Sall ne respecte pas les sénégalais», a déclaré M. Fall. Dans cette déclaration Abass Fall n’a pas manqué de jeter des piques à l’adversaire politique. Selon lui, Macky Sall est apparu comme un «président qui gère de façon émotionnelle un pouvoir qui du reste ne lui a pas été confié parce qu’ayant été confisqué à travers un simulacre d'élection». Pour le Coordonnateur de Pastef à Dakar, c’est cela qui explique la tenue du dialogue politique. «Ce dialogue auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux explique tout. Il est bien informé et il a des éléments d'appréciation que nous n'avons pas certes mais nous sommes doués d'intelligence pour savoir qu'il craint quelque chose», a-t-il avancé. Ajoutant que le Pastef se tient à l’écart de cette rencontre pour ne pas être «son complice dans cette tentative de blanchiment des actes sombres qu'il a posés». «Nous ferons face à toutes les tentatives de spoliations et de destruction de nos ressources qui appartiennent au peuple», a-t-il dit appelant à s’approprier ce combat qui n’est «ni celui d'un parti, ni d'un groupe». «Que la lumière soit faite et que les responsabilités soient situées», a-t-il réclamé. Awa GUEYE

19 mars 2000-19 mars 2019 : Il y a 19 ans, Wade renversait Diouf

Les années passent vite. Que l’histoire a de ces contorsions aux relents de bégaiement. En effet, au moment où l’opposition, dont une frange continue de rejeter les résultats de la présidentielle du 24 février et menace de mettre en place un gouvernement parallèle, de nombreux observateurs ont l’esprit tourné vers une date mémorable : le 19 mars 2000.  Les Sénégalais, unis comme un seul homme, venaient de mettre fin, à l’issue du second tour, une première dans l’histoire électorale de l’ancienne colonie française où l’on vote depuis 1848, au régime socialiste qui aura présidé, depuis la Loi (cadre) n° 56-619 du 23 juin 1956 portée par Gaston Defferre, aux destinées de ce pays phare en Afrique et dans le monde. Ce fut la première alternance démocratique au Sénégal. Ce jour-là, l’opposant historique Abdoulaye Wade venait, après avoir ferraillé pendant 26 ans avec feu Léopold Sedar Senghor et son dauphin Abdou Diouf, de triompher d’un système politique qui a régenté, pendant presque cinquante ans, et façonné à sa guise le modèle politique sénégalais.  Et, pour paraphraser un célèbre documentaire, on pouvait marteler, hic et nunc, «Sénégal, la démocratie à l’épreuve des urnes». Mais, que fut longue la marche, forcée et chaotique par moments, ayant débouché, dans une Afrique alors toujours en butte aux coups d’État et aux dictatures de toutes sortes, sur une transition pacifique sans effusion de sang. Pape Samba Mboup réceptionne l’historique coup de filMagnanime et digne dans la défaite, l’ancien Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) prit la décision, après s’en être ouvert à un cercle très restreint, d’appeler son éternel challenger pour le féliciter et couper l’herbe sous les pieds de faucons qui voulaient, selon la censure populaire, confisquer le pouvoir. D’ailleurs, l’histoire retiendra que c’est dans la matinée du 20 mars 2000, alors que les Sénégalais -habitués à des lendemains électoraux troubles, comme en 1988 et en 1993, avec l’assassinat du vice-président du Conseil constitutionnel d’alors, Me Babacar Sèye- retenaient encore leur souffle, que le président Abdou Diouf délivra tout un peuple. Figure emblématique de ce qu’il est convenu d’appeler, prosaïquement, le peuple du Sopi, c’est Pape Samba Mboup que Diouf a eu au bout du fil. Après de brefs salamalecs d’usage, il remit le téléphone à un Me Wade, tout ce qu’il y a d’anxieux, qui redoutait, comme de coutume, un énième coup fourré de la part d’un régime qui la souvent mis en prison. Mais, comme la nuit porte conseil, Abdou Diouf a dû, sans doute, se rendre à l’évidence : il y a bel et bien une vie après le pouvoir. Alors que le ticket Wade-Niasse, tout miel dans l’euphorie de la victoire, dessinait les contours du premier gouvernement post-alternance. Une entente qui dura, hélas, le temps d’une rose. L’ivresse du pouvoir est passée par là. 

«LES CHANCES POUR DES RETROUVAILLES AUTOUR DE TANOR SONT TRES MINCES»

Dr Maurice Soudieck DIONE liste ainsi une à une les raisons qui, selon lui, ne militent pas pour ces retrouvailles autour de Tanor. Alors que l’appel du bureau politique du Parti socialiste lancé le samedi 16 mars dernier à l’endroit de tous les dissidents de l’ancien parti unique du Sénégal suscite plusieurs commentaires d’observateurs de la scène politique dont certains ont déjà acté des retrouvailles prochaines de la famille socialiste, Maurice Soudieck Dione semble prêcher le contraire. Interpellé sur la question hier, lundi 18 mars par Sud quotidien, l’enseignant chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis liste ainsi une à une les raisons qui, selon lui, ne militent pas pour ces retrouvailles autour de Tanor. Quelle lecture faites-vous de l’appel lancé par le bureau politique du Parti socialiste, samedi dernier, à l’endroit du groupe des dissidents qu’il avait pourtant exclus du parti ? Avec la réélection du Président Sall, c’est comme une victoire symbolique et politique de Tanor qui semble avoir eu raison sur beaucoup de ceux-là qui l’ont durement critiqué, et qui ont théorisé pendant des années le divorce avec Benno Bokk Yaakaar, pour ensuite revenir siéger dans la coalition, comme si de rien n’était, parfois à un mois de la présidentielle du 24 février dernier ! Tanor est aussi et toujours dans cette opération de communication politique qui consiste à soigner son image par rapport aux critiques qu’il a souvent essuyées eu égard à son style de management du parti. Il semble vouloir toujours privilégier la concertation pour ne pas donner l’impression de gérer la formation politique de manière solitaire. En effet, il lui a été souvent reproché d’être à l’origine des nombreux départs de responsables d’envergure du Parti socialiste, notamment de Djibo Leyti Kâ et Moustapha Niasse, expliquant pour une bonne part la défaite de 2000. La main tendue de Tanor relève également d’une volonté d’affirmation d’une posture de transcendance, et de montrer qu’il est soucieux de récupérer et de sécuriser le capital humain et politique du Parti socialiste, en vue non seulement des échéances électorales à venir dans un futur proche, mais aussi en vue des recompositions inéluctables de la scène politique sénégalaise. À votre avis, y a-t-il des chances de voir ces dissidents revenir au bercail ? D’abord, il faut préciser qu’une bonne partie des dissidents socialistes notamment ceux qui ont été avec Khalifa Ababacar Sall dans Taxawu Dakar ont déjà rejoint Benno Bokk Yaakaar, la coalition au pouvoir. Pour Khalifa Sall et ceux qui sont restés avec lui, les chances pour que les retrouvailles autour de Tanor se fassent sont très minces pour plusieurs raisons. Les contradictions entre Tanor et Khalifa ont atteint un point de non retour avec des épisodes tragiques marqués par le saccage de la maison du Parti, l’emprisonnement des présumés coupables de ces agissements et ensuite l’emprisonnement de Khalifa Sall dans le cadre de l’affaire politico-judiciaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. À cela s’ajoute que les instances du parti sont contrôlées par Ousmane Tanor Dieng et ceux qui lui sont restés fidèles. Il faut dire que les attaques et luttes persistantes et constantes contre Tanor Dieng depuis le congrès dit sans débat de 1996 sont à l’origine d’un effet pernicieux : celui de cliver constamment le parti entre pro et anti Tanor, entraînant l’éviction permanente de tous ceux qui lui sont opposés. Cette logique implacable a été imposée à Khalifa Sall et à ses partisans. Il faut ajouter à cela que le Ps ne se limite pas à Dakar, même si Dakar est un bastion politique et électoral de premier plan, et a été jusqu’à un passé récent le fief de Khalifa Sall. Au surplus, il y a une dimension personnalitaire, à savoir que dans le fond, Ousmane Tanor Dieng ne cède pas, au-delà des opérations de marketing politique. Ensuite, il y a les élections locales qui se pointent avec tous les enjeux politiques, cruciaux, qui caractérisent la bataille de la capitale, de telle sorte qu’il est improbable qu’on renforce Khalifa Sall après l’avoir si férocement combattu, à partir du moment où il s’est démarqué du cadre de Benno Bokk Yaakaar. Après cet acharnement à la fois politique et judiciaire que Khalifa Sall a subi, je ne vois pas ce qu’il gagnerait à revenir se ranger tranquillement et accepter ce qu’il avait refusé : le compagnonnage avec Benno Bokk Yaakaar ; et alors même qu’il a été entre temps humilié, jeté en prison et maintenu en détention malgré son immunité parlementaire, destitué de son poste de maire et évincé de la compétition à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ! Cet appel de pied du Ps serait donc, selon vous, voué à l’échec ? On ne peut pas rejeter le compagnonnage avec Benno Bokk Yaakaar, tout en acceptant de rejoindre le Parti socialiste qui est dans cette coalition, et qui entend y rester. C’est une question de cohérence. Je ne pense pas que cet appel du Ps en direction des dissidents, notamment ceux qui sont restés avec Khalifa Sall, aura les résultats escomptés. La dynamique politique ne semble pas militer en faveur d’une telle évolution. Il y a eu beaucoup de lignes rouges qui ont été franchies dans l’affaire Khalifa Sall, et aujourd’hui les enjeux des joutes électorales locales à venir, la percée de Benno Bokk Yaakaar à Dakar, la déstabilisation de Taxawu Dakar : l’écrasante majorité des maires élus sous cette bannière ont rejoint la coalition au pouvoir, la percée de Benno Bokk Yaakaar à Dakar lors de la dernière présidentielle, les convoitises politiques autour de la mairie de Dakar ; tout cela ne me semble pas aller en faveur d’un rapprochement entre la direction du PS et Khalifa Sall et ses partisans.

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