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Ziguinchor : Premières pluies, premiers dégâts

Le ciel a ouvert ses vannes la nuit dernière, dans la zone sud du pays. De fortes précipitations sont tombées dans la région de Ziguinchor, accompagnées de vents forts et violents. Ces précipitations ont causé d’importants dégâts matériels. Plus d’une cinquantaine de maisons ont été dépouillées de leurs toits. Des poteaux électriques et des arbres arrachés par les rafales de vents. Des familles des quartiers Néma, Alwar et Kandialang ont passé la nuit à la belle étoile. Aucune perte en vie humaine n’est cependant notée. La mairie annonce une opération coup de poing pour débarrasser les rues et les marchés de la capitale sud du pays des saletés et ordures drainées par les eaux ruisselantes.SENEGO

Dahra Djoloff : Un garçon de 12 ans tué par un Wopouya

Les habitants du quartier Médina Ndiaye, dans la commune de Dahra, sont sous le choc. Un garçon de 12 ans répondant du nom d’Alioune Sarr Ndiaye a perdu la vie dans un accident tragique survenu ce jeudi après-midi vers 17 heures, à quelques mètres de son domicile familial. Un groupe d’enfants est venu porter secours à un véhicule Wopouya, qui s’est enlisé dans le sable. En manœuvrant, le chauffeur effectue une marche-arrière et passe sur la tête d’un des garçons. La victime est décédée sur le coup. Sa dépouille a été déposée à la morgue du centre de santé Elisabeth Diouf de Dahra. Le chauffeur du Wopouya a été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie. D’après notre source l’enfant serait le fils d’un agent municipal de Dahra.

CRIMINALISATION DU VIOL ET DE LA PÉDOPHILIE

Les dispositifs législatifs et réglementaires attendus avant fin octobre prochain Que les désaxés sexuels se le tiennent pour dit. Le président de la République a instruit, mercredi lors de la réunion hebdomadaire du Gouvernement, le ministre de la Justice et le ministre en charge de la Famille de faire adopter avant fin octobre 2019, les nouveaux dispositifs législatifs et réglementaires criminalisant le viol et la pédophilie. Macky Sall a, en outre, demandé au Gouvernement l’impératif de lutter avec rigueur contre les violences de toute nature, faites aux femmes, et de conforter leur rôle indispensable dans l’épanouissement et le bien-être familial. Il a instruit à ce titre le Gouvernement de finaliser avant fin septembre 2019, l’élaboration d’un plan national de Lutte contre les violences faites aux femmes sur la période 2019-2024. S’agissant de la lutte préventive contre les violences faites aux femmes, le président Sall s’est félicité de la tenue prochaine du 16 au 18 juin 2019 du premier Sommet africain sur les Mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants. Par ailleurs, il a instruit le Gouvernement d’évaluer la mise en œuvre de la stratégie nationale de protection de l’enfant, de veiller à l’adoption urgente du projet de loi portant code de l’enfant, et de bien préparer l’organisation de la journée africaine de l’enfance, prévue le 16 juin 2019. 24 HEURES A. SIDY

NÉBULEUSE PÉTROGAZ

Jamra rejoint la Plateforme «Aar li ñu bokk» et condamne les menaces brandies contre ses initiateurs ! Le célèbre média public anglais, BBC, après un an d'investigations, et s'être entourée des précautions déontologiques d'usage, notamment en se procurant de copies de contrats pétroliers, de fac-similés d'états financiers et en donnant l'opportunité aux personnes concernées par son enquête d'exprimer librement leurs points de vues, le tout sous l'accompagnement de son Service juridique et contentieux, a incontestablement soulevé un lièvre, qui continue d'agiter le landerneau politico-médiatique sénégalais. «Le premier magistrat du pays, président du Conseil supérieur de la Magistrature et président de la République, a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire, en précisant que «le Procureur va entendre tout le monde». Le principal mise-en-cause a, quant à lui, informé qu'il va déposer plainte, dès cette semaine, «au niveau international et local contre la BBC, pour qu’elle fournisse les preuves de ses allégations». Le Procureur général, dont l'entrée en scène suscite de légitimes espoirs auprès des contribuables, sait donc parfaitement que tous les regards sont désormais tournés vers le Temple de Thémis. Puisque donc, selon toute vraisemblance, l'unanimité est faite sur la nécessité vitale d'élucider ces présumés deals financiers, aux effluves pétrogazeuses, que l'on daigne laisser les juridictions compétentes (sénégalaises et britanniques) tirer cette affaire au clair, sans qu'aucune forme de pressions ne soit exercées sur elles, ni d'intimidations sur ceux qui sont supposés pouvoir éclairer la lanterne des enquêteurs et de l'opinion publique, donc des citoyens Sénégalais. Lesquels sont tout-à-fait fondés d'exiger que toute la vérité jaillisse sur la gestion de ces ressources naturelles, qui ne sont la propriété de personne ni d'aucun clan mais un patrimoine commun pour lequel tout contribuable sénégalais a la voix au chapitre!», note d’emblée un communiqué reçu par 24 Heures. Jamra et Mban Gacce condamnent «les menaces qui auraient été proféréesà l'endroit de personnalités, qui avaient simplement daigné répondre aux demandes d'interviews de la BBC». Et souhaite que «le Procureur, dont le face-à-face avec la presse est prévu ce mercredi 12 juin, sur cette controverse relative à l’attribution de nos concessions pétrolières et gazières, +s'autosaisisse également sur ces intimidations antidémocratiques et inacceptables dans un État de droit !+» JAMRA salue l'initiative portant création de la Plateforme «Aar li ñu bokk», pour «exiger une gestion transparente et inclusive de nos ressources naturelles. Remercie l'imam Ahmadou Makhtar Kanté, dont l'engagement patriotique dans la défense des causes nationales n'est plus à démontrer, pour avoir fraternellement souhaité la bienvenue à Jamra, dont l'adhésion à la Plateforme a été officiellement actée ce mardi 11 juin 2019». Jamra et l'Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, Mban Gacce, invitent «tous les Sénégalais, épris de Paix et de Justice, à se rendre massivement, et dans la discipline, au 1er Grand Rassemblement Pacifique de la Plateforme «Aar li ñu bokk», ce Vendredi 14 juin 2019, après la +Salaatul Jumah+». Moussa FALL

POLITIQUES MIGRATOIRES ET IMPACTS SUR LES ÉTATS

Le coordonnateur du Réseau pour la défense des droits des migrants (Reddem), Moussa Seydou Diallo, a plaidé pour la maîtrise et le partage des informations sur les questions migratoires. Un spécialiste prône la maîtrise des informations «L’accès, la maîtrise et le partage d’informations pertinentes sur les questions migratoires constituent un préalable pour susciter l’intérêt des différents acteurs concernés par les politiques migratoires, sa gestion et son impact sur les pays d’origines, de transits et d’accueils », a dit M. Diallo au cours d'une conférence publique sur le «Pacte Mondial sur les Migrations : quels enjeux, défis et perspectives ?», donnée samedi à Dakar. Dans sa déclaration liminaire dont 24 Heures a obtenu copie, Moussa Seydou Diallo a indiqué qu'en raison d’une multiplicité de facteurs tels que les conditions socio-économiques défavorables, l’instabilité politique, les conflits et les troubles publics, les migrations sont en passe de devenir une des problématiques majeures du continent africain. «Pour certaines communautés, la migration est devenue une stratégie pour ne pas dire moyen de survie», a-t-il dit, soulignant qu'au cours des dernières années, l’Afrique a été le témoin de l’évolution des modes de migration et le phénomène est devenu à la fois dynamique et extrêmement complexe. Selon lui, en 1979, le protocole sur la libre circulation, le droit de résidence et d’établissement de la CEDEAO a ouvert la voie à la mise en œuvre progressive d’un système légal permettant la libre circulation des citoyens au sein de la région. «L’article 59 du traité énonce que +Les citoyens de la Communauté ont le droit d’entrée, de résidence et d’établissement et les Etats Membres s’engagent à reconnaître ces droits aux citoyens de la Communauté sur leurs territoires respectifs, conformément aux dispositions des protocoles y afférents+», a-t-il rappelé. Ceci nonobstant, selon lui, le fait que « le protocole de 1979 ait prévu une période transitoire de 15 ans pour atteindre ces trois objectifs et qu’il ait été par la suite complété par quatre protocoles supplémentaires traitant de la liberté de circulation, le droit de résidence et d’établissement, aujourd’hui, seule la première phase relative à la libre circulation des personnes a été entièrement mise en œuvre par tous les pays membres de la CEDEAO». Pour Moussa Seydou Diallo, bien que la migration africaine demeure essentiellement interafricaine, en 2011 la chute du régime Kadhafi en Libye et l’enlisement du pays dans la guerre civile qui a suivi ont poussé un grand nombre de migrants de l’Afrique de l’Ouest à poursuivre leur route vers l’Europe en traversant la Méditerranée. Par conséquent, toutes les routes migratoires du Sahara ont fini par relier l’Afrique de l’Ouest aux routes périlleuses vers l’Europe à travers la Méditerranée. Les migrants subsahariens se sont engagés dans la voie ouverte par les migrants nord africains vers l’Europe, jusqu’à les dépasser démographiquement concernant le nombre de traversées illégales de la Méditerranée. Moussa FALL

CHEIKH OUMAR SY SUR LES RÉVÉLATIONS DE BBC

«Aucune stratégie de communication ne peut à l’heure actuelle enlever le doute dans la tête des sénégalais qu’il y a eu malversation… » «C’est une réelle perte de temps de s’attaquer à un groupe médiatique comme la BBC qui a presque le budget du Sénégal, touche plus de 300 millions d’auditeurs à travers le monde et relayé par je ne sais combien d’organes de presse. L’image du pays en pâtit lourdement surtout auprès des investisseurs. Tous les médias du Sénégal réunis ne peuvent toucher 10 millions de lecteurs et d’auditeurs et ne pèsent pas plus de 2 milliards. Aucune stratégie de communication ne peut à l’heure actuelle enlever le doute dans la tête des sénégalais qu’il y a eu malversation dans la gestion d’attribution des blocs pétroliers et gaziers de Saint-Louis et de Cayar. Depuis é012, ce scandale est le talon d’Achille de ce régime. Le contrat entre BP et Frank Timis jette un discrédit réel sur notre gouvernement du fait que ce dernier a une mauvaise réputation à travers le monde. Seule une enquête judiciaire objective peut blanchir Aliou Sall aux yeux des Sénégalais. En définitive, le Président devra faire un choix entre un mandat qu’il souhaite Fast-Track ou un mandat qui va être «Defend his Track». Avec la suppression du poste de Premier Ministre, le Président de la République ne peut s’offrir le luxe d’être sur tous les fronts et les marges de manœuvres deviennent de plus en plus étroites à l’approche de la fin de son mandat en 2024. Il n’a pas d’autres choix que de saisir le Procureur et ce serait une aubaine pour lui pour renégocier le contrat avec BP et complètement désintéresser Frank Timis. Les compagnies pétrolières n’ont pas d’amis mais des intérêts et des investisseurs».

METTRE FIN AUX MARIAGES DES ENFANTS ET AUX MUTILATIONS GENITALES FÉMININES

Dakar donne rendez-vous les 16, 17 et 18 juin Traduire en actions l’engagement des États des jeunes et des femmes qui s’activent en vue de mettre fin aux Mutilations génitales féminines (Mgf) et au Mariage d’enfants (Me) en Afrique d’ici 2030. Tel est l’objectif du premier Sommet africain sur les Mgf et le Me. Sous le thème «Renforcer le pont entre l’Afrique et le reste du monde pour accélérer la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines et au mariage d’enfants, un des axes majeurs des Objectifs de développement durable (Odd)», cette rencontre est prévue entre le 16 et le 18 courant. Les Gouvernements sénégalais et gambien, en partenariat avec l’Ong Safe Hands For Girls, organisent du 16 au 18 juin 2019 à Dakar, le premier Sommet africain sur les mutilations génitales féminines (Mgf) et le mariage d’enfants (Me), en présence de personnalités de haut niveau venues de 17 pays d’Afrique, rapporte un communiqué de Safe Hands For Girls. Cinq cents participants sont attendus à ce Sommet qui se tiendra à Dakar et dont le thème est «Renforcer le pont entre l’Afrique et le reste du monde pour accélérer la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines et au mariage d’enfants, un des axes majeurs des Objectifs de développement durable (Odd)». Parmi ces participants, précise le communiqué de Apa-Dakar, «il y aura entre autres des chefs d’États et de gouvernements, des représentants d’institutions continentales, des agences du système des Nations unies, des organisations de la société civile, des experts, ainsi que des survivantes, des jeunes, des leaders d’opinions et des chefs religieux et traditionnels». Selon Jaha Dukureh, directrice de Safe Hands For Girls, «l’objectif général de cette rencontre est de traduire en actions l’engagement des États, des leaders religieux, des chefs traditionnels, des survivantes, des médias, des organisations de la société civile y compris des jeunes et des femmes qui s’activent en vue de mettre fin aux Mgf et au Me en Afrique d’ici 2030». C’est ainsi que les organisateurs de cette Sommet veulent que cette rencontre soit une occasion de partage et de capitalisation des expériences et des bonnes pratiques notées dans chaque pays, d’inciter les États à créer un cadre juridique légal favorable à l’élimination des Mgf et du Me d’ici 2030, et aussi de développer des stratégies innovantes pour l’élimination de ces pratiques néfastes à travers un dispositif de coordination et de suivi-évaluation. Par ailleurs, note pour sa part Ndèye Saly Diop Dieng, ministre sénégalais de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, «ce Sommet représente pour le Sénégal, la Gambie et toute l’Afrique une occasion d’enclencher une dynamique continentale d’actions harmonisées et concrètes pour mettre fin aux Mutilations génitales féminines et au Mariage d’enfants». Magatte Sy Gaye, présidente du Comité scientifique du Sommet a pour sa part souligné l’importance de galvaniser l’action politique et davantage d’investissements pour venir à bout de ce problème. «Malgré d’importants progrès politiques accomplis au cours des dernières années dans la lutte contre ces fléaux, l’élimination des mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants nécessite un changement radical des normes sociales et des attitudes dans les communautés », a-t-elle lancé. Des efforts restent Le communiqué informe aussi que chaque année, souligne le communiqué, plus de 12 millions de filles sont mariées de force avant l'âge de 18 ans. Ces filles voient alors leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’avenir et d’évolution limitées. Le rapport 2016 de l’Unicef sur "La situation des enfants dans le monde" indique qu’en Afrique, 39% des filles sont mariées avant leur 18éme anniversaire et 13% avant leur 15ème anniversaire. «Les statistiques peuvent être alarmantes, mais certains pays au sud du Sahara parviennent à endiguer le phénomène, en milieu rural ou en milieu urbain, ou dans les deux à la fois. Au moins 12 pays ont réduit l'incidence du mariage d’enfants de 10 % ou plus », a noté l’Ong Safe Hands For Girls. Aussi, le rapport 2016 de Plan-international intitulé "Causes et conséquences du mariage précoce et forcé", il est indiqué que les mariages forcés et précoces maintiennent les jeunes filles dans des conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération De même le Nouveau rapport statistique sur les mutilations génitales féminines de l’Unicef, publié en 2016, souligne que plus de 200 millions de femmes et de filles continuent de subir les effets des Mgf dans le monde et en Afrique. Selon les estimations actuelles, 50 millions de jeunes filles risquent d’en être victimes d’ici à 2030. Aïcha Doucouré NDIAYE

AFFAIRE BBC-ALIOU SALL Manipulations ou connivences

Les hommes engraissés de la substance publique n’ont qu’un moyen de réconcilier leur opulence avec la morale, c’est de rendre abondamment à l’indigence ce qu’ils lui ont enlevé, supposé même que la morale soit parfaitement à couvert, quand on donne aux uns ce dont on a privé les autres. Les moyens de s’enrichir peuvent être criminels en morale, quoique permis par les lois ; il est contre le droit naturel et contre l’humanité que des millions d’hommes soient privés du nécessaire, comme ils le sont dans certains pays, pour nourrir le luxe scandaleux d’un petit nombre de citoyens oisifs. Une injustice si criante et si cruelle ne peut être autorisée par le motif de fournir des ressources à l’état des temps difficiles. Multiplier les malheureux pour augmenter les ressources, c’est se couper un bras pour donner plus de nourriture à l’autre. Cette inégalité monstrueuse entre la fortune des hommes, qui fait que les uns périssent d’indigence tandis que les autres regorgent de superflu, était un des principaux arguments des épicuriens contre la Providence. Les hommes engraissés de la substance publique n’ont qu’un moyen de réconcilier leur opulence avec la morale, c’est de rendre abondamment à l’indigence ce qu’ils lui ont enlevé, supposé même que la morale soit parfaitement à couvert, quand on donne aux uns ce dont on a privé les autres. Mais, pour l’ordinaire, ceux qui ont causé la misère du peuple croient s’acquitter en la plaignant, ou même se dispensent de la plaindre. Dans des tribunes sur leurs pages Facebook, Babacar Gaye, ancien porte-parole du Parti Démocratique Sénégalais et Me Assane Dioma Ndiaye, un des initiateurs de la Plateforme des Acteurs de la Société Civile pour l’Indépendance de la Justice (PASCIJ), s’interrogent au moment où les sénégalais sont entre le marteau de la manipulation médiatique et l’enclume d’une connivence supposée entre le clan Sall et Frank Timis. S’éloigner du téléjugement, c’est-à-dire des accusations sans preuves et qui détruisent des réputations, et à des démissions de responsables politiques, à la suite de la révélation de scandales réels ou inventés, telle est la posture de l’homme politique et du juriste. C’est pourquoi, Babacar Gaye s’essaye à replacer le débat dans l’horizon des acteurs et des structures engagés dans cette polémique qui est devenu une véritable affaire d’État. «Pourquoi Aliou Sall s’engage-t-il dans un dossier aussi sensible sans en informer son frère de Président… ? «Pourquoi Petro-Tim Sénégal a été créé le 9 juillet 2012 juste après l’approbation par décret des contrats de Franck Timis ? Au nom de quoi Djibril Amadou Kanouté, gérant statutaire de African Petroleum Sénégal SAU, filiale de African Petroleum Sénégal de Franck Timis, créé le 4 janvier 2012 après son départ de Petrosen, devrait-il conseiller Aliou Sall (selon lui) pour la signature de son contrat avec Franck Timis ? N’est-il pas bizarre que African Petroleum Sénégal SAU et Petro-Tim Sénégal SAU créées à 6 mois d’intervalle, poursuivant le même objet social dans un même secteur concurrentiel, ont un capital identique et occupé le même siège social sur le Route du Méridien Président à l’immeuble 2K Plaza, suite B2 ? Djibril Amadou Kanouté qui travaillait aussi pour Frank Timis aurait-il été contraint de s’effacer au profit de Aliou Sall afin que le Président signât les décrets d’approbation N°2012-596 et N°2012-597, le 19 juin 2012 ? Pourquoi Aliou Sall s’engage-t-il dans un dossier aussi sensible sans en informer son frère de Président -a-t-il dit- alors que ses sociétés partenaires sont immatriculées à Hong Kong et dans les Îles Caïmans, paradis fiscaux par essence pour les sociétés écran ? Qui en sont réellement les bénéficiaires économiques ? Que vient faire le cousin Timbo de Agitrans dans une transaction de 250 000 dollars entre sociétés pétrolières ? ?», se demande l’ancien ministre de Me Wade. Le bouillonnement des annonces gouvernementales, de BP et de Frank Timis, l’écume des déclarations contradictoires ainsi que le fracas des cafouillages de Aliou Sall qui a différé son rendez-vous avec le journaliste Mamoudou Ibra Kane dans le «Jury du Dimanche» et des ministres comme celui de la Justice, Me Malick Sall et des Affaires Étrangères, Amadou Ba, ne participent pas encore à faire oublier cette affaire qui a tout de même du chemin à faire avec les pétitions, les prises de positions de la société civile et les menaces de l’opposition. «Pourquoi l’État veut faire table rase du rapport de l’IGE ?» D’où le constat amer de Me Assane Dioma Ndiaye : «Encore une fois un rendez-vous avec l’histoire non saisi. Les vraies questions occultées voir escamotées. Le devoir d’inventaire tourne à l’amnésie sélective. Pourtant les attentes étaient fortes de la part de citoyens déboussolés et interrogatifs». Face à ce qu’il est convenu d’appeler une embrouille, l’avocat se demande : «Pourquoi a-t-on maquillé les rapports de présentation des décrets ayant conduit aux décrets d’approbations signés par le Président Macky Sall et présentant sciemment et à dessein la Société PetroAsia Limited comme une Grande Multinationale avec une grande expérience en matière pétrolière et disposant de grandes capacités techniques et financières ? Pourquoi on a si facilement mis à la touche les exigences du Code Pétrolier protectrices des intérêts de l’État et des Populations et faisant de telles capacités financières et techniques des conditions d’éligibilité de manière à délivrer aussi allègrement à une Multinationale naissante ces permis relativement à des ressources naturelles qui suscitent légitimement l’espoir de braves citoyens jadis confinés dans un fatalisme existentiel a dimension irréversible ? Pourquoi l’État du Sénégal n’a jamais exercé son droit de préemption qui aurait dû lui permettre de récupérer les dits permis à temps face aux velléités spéculatives et purement commerciales d’une Société qualifiée de Spécial Purpose Vehicule créée circonstantiellement la même année 2012 non pas pour s’investir dans des opérations de recherches ou d’explorations pétrolières a risques mais pour gagner de l’argent sur le dos de populations en quête du minimum vital ? Pourquoi tout en s’abstenant d’exercer ce droit de préemption l’État du Sénégal a pris prétexte des dispositions encadrées du Code Pétrolier qui s s'appliquent exclusivement et intrinsèquement aux opérations de recherches ou d’explorations pour ne pas imposer ces énormes mannes financières résultant de transactions aux antipodes de l’objet pour lequel les permis ont été octroyés? De Petro Asia a Petrotim en passant par Timis Corporation Cosmos Énergie BP pourquoi les non objections ont été systématiques ? Pourquoi l’État du Sénégal après que le rapport de l’IGE ait révélé les violations et irrégularités entourant les octrois des permis aux Sociétés PetroAsia et Petrotim a cru devoir vouer aux gémonies un travail d’un professionnalisme et patriotisme de serviteurs de l’Etat à léguer aux jeunes générations a titre d’exemplarité ? Pourquoi l’État du Sénégal voulant rétablir la vérité aujourd'hui fait table rase du rapport de l’IGE qui fait ressortir notamment tous les manquements et incongruités invalidant l’octroi des dits permis qui au finish bien que les puits en question n’ont pas encore éjecté du Pétrole brut ont néanmoins permis à des privés de par les transactions intervenues d’empocher des centaines de Milliards et dont Cosmos Energie , BP et autres intermédiaires récupèreront en priorité sur plus de 40 ans d’exploitation effective au détriment du peuple Sénégalais sous formes de royalties et de redevances. Avons-nous le droit de nous réfugier derrière l’ignorance et de nous laisser divertir par un pseudo débat portant sur une supposée manipulation ou non de la Chaîne BBC ?» Le Gouvernement du Sénégal apparait comme laminé dans cette histoire pour défendre Aliou Sall et au-delà le Président de la République. Il ne lui reste que deux portes de sortie : activer le procureur de la République ou ester en justice contre BBC. Abdoulaye DIOP

L’ABÉCÉDAIRE DE LA BEAUTÉ DES PEAUX COLORÉES

« Beauté Black » est paru il y a quelques temps déjà. Cependant, Beautés d’Afrik ne pouvait faire l’impasse sur ce petit guide de la beauté noire vue par Sonia Rolland, Miss France 2000, et Sandrine Jeanne-Rose, fondatrice des Instituts Kanellia « Beauté Black » est paru il y a quelques temps déjà. Cependant, Beautés d’Afrik ne pouvait faire l’impasse sur ce petit guide de la beauté noire vue par Sonia Rolland, Miss France 2000, et Sandrine Jeanne-Rose, fondatrice des Instituts Kanellia. Beauté Black est le titre du petit manuel, coécrit par Sonia Rolland et Sandrine Jeanne-Rose, consacré à la beauté des peaux colorés. De la pointe de vos cheveux jusqu’au bout de vos orteils, pas un mètre carré de peau n’est épargné par ses deux références en matière de beauté : Sonia Rolland, Miss France 2000, et Sandrine Jeanne-Rose, fondatrice des Instituts Kanellia. Elles n’oublient ni vos dents ni les régimes et prennent soin de vous secouer un peu avec quelques exercices de gymnastique. Vous saurez tout sur les caractéristiques particulières de votre peau et de vos cheveux en des termes relativement simples, même si elles ne font pas l’impasse sur les termes scientifiques qui sont d’ailleurs expliqués à la fin du livre. Vous saurez ainsi, par exemple, que les pellicules chez les Noirs sont dues à une sécheresse du cuir chevelu. Ce qui provoque une desquamation excessive de celui-ci (élimination des cellules mortes, ndlr), d’où les pellicules. C’est exactement le contraire chez les Européens. Les pellicules sont le résultat chez eux d’un cuir chevelu gras. Nouveau livre de chevet Beauté Black est à lire comme un petit quid. Vous cherchez des informations sur votre type de peau, les soins du visage, sur ce qu’il faut faire pour vos cheveux, mains ou ongles ? Ou plus prosaïquement, vous vous demandez quoi mettre dans votre trousse de maquillage ? Il vous suffit juste de trouver la bonne page. Un livre bien organisé, étayé des « conseils de Sandrine », de « secrets de grands-mères » qu’on regrette de ne pas pouvoir appliquer pour certains. Mais aussi des annotations sur des thèmes précis comme les vergetures, disgracieuses mais signes de fertilité. En somme, un livre à maintenir à portée de main. Autre point fort : Black Beauté ne se contente pas d’énumérer platement et de condamner sans appel tous nos soucis beauté mais il tente de nous apporter quelques solutions. Préférer le défrisage à chaud (avec un fer) à celui avec les produits chimiques qui, mal utilisés, mettent nos cheveux dans tous leurs états. Les plus mauvais notamment. Ne pas garder les tresses, ce que nous adorons, plus d’un mois, et attendre 15 jours pour renouveler l’expérience sont autant d’ébauches de solutions.

Entrepreneuriat féminin à Sédhiou- 70 Opératrices lèvent les préjugés défavorables

Elles étaient au total 70 femmes du réseau des opératrices économiques membres de la commission de l’Union économique monétaire ouest africaine (Resope-Uemoa) décidées à briser tous les tabous, les préjugés sociaux qui, jusque-là, les maintenaient au foyer. « Nous allons désormais, être à la place des nos sœurs africaines, profiter des avantages, des privilèges, des financements dont elles ont toujours bénéficié », a dit madame Sarr née Mama Diamé. Appuyées par le projet d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess) ces femmes ont mis sur pied, à l’image des autres régions du Sénégal, une antenne nationale du Resope-Uemoa. L’objectif est, selon la bénéficiaire Mama Diamé, d’accéder à la place des décideurs et de faire de l’autonomisation des femmes une réalité à Sédhiou. Elles ont bénéficié de l’aide de la direction des organisations féminines et de entrepreneuriat féminin (Dofef) sur instruction du ministère de la Femme, de l’enfance et de entrepreneuriat féminin et le Padess qui ainsi entendent promouvoir le progrès économique et social, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. C’est pourquoi, 16 infrastructures dont des écoles, des postes de santé, des maisons de la femme seront réalisées à Sédhiou. A côté de ces infrastructures, d’importants financements sont prévus pour permettre aux femmes opératrices d’emprunter en dents de scie « les rampes de l’émergence économique et sociale ».

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