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SOUPCONS DE CORRUPTION SUR ALIOU SALL DANS L’AFFAIRE PETROTIM-BP Cette «défense» du gouvernement que Pastef n’a pas pu saisir

La sortie du porte-parole du gouvernement, Ndèye Tické Ndiaye Diop, à la suite de la diffusion d’un documentaire de la Bbc sur le pétrole et le gaz au Sénégal ne laisse personne indifférent. Pour le Coordonnateur de Pastef à Dakar, Abass Fall, on cherche «cacher la vérité aux sénégalais». Au lieu de rassurer les Sénégalais, la sortie du porte-parole du Gouvernement sur les soupçons de corruption autour du pétrole n’a fait que renforcer les suspicions. En tout cas, du côté de l’opposition, la déclaration de Ndèye Tické Ndiaye Diop n’a pas convaincu. «Aujourd'hui encore, on cherche à travers une déclaration lue par une voix tremblotante de cacher la vérité aux sénégalais en tentant de nous faire croire que Macky SALL n'a fait que rester dans la continuité en signant les décrets d'approbation pour valider ces fameux contrats. Elle oublie dans sa déclaration le rapport de l'IGE qui avait pourtant demandé à Macky Sall de ne pas signer les décrets parce que n'ayant pas respecté les critères techniques et financiers tels que prévu par le code pétrolier», a réagi Abass Fall, Coordonnateur à Dakar du Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité). Cette déclaration de cet opposant fait suite à la diffusion d’une enquête de la Bbc sur le pétrole et le gaz au Sénégal. Dans ce documentaire intitulé «Sénégal: Un scandale à 10 milliards», la chaine britannique part de la cession des droits de Petrotim sur deux concessions de gaz et pétrole au Sénégal pour 250 millions de dollars à la Bp. Le frère du président Sall aurait reçu 250 000 dollars. En plus de cela, Frank Timis propriétaire de Petrotim devrait, selon les révélations de ce film recevoir 10 milliards de royalties sur 4 ans. Un manque à gagner pour le Sénégal. «Manque de sérénité» de Macky Sall «Ndéye Tické, dans une récitation fade d'une certaine chronologie tronquée, oublie que BBC s'est beaucoup plus appesanti sur les soupçons de corruption impliquant le frère du président et des manquements graves notés dans la procédure d'acquisition de ces blocs pétroliers à travers des contrats», a déploré M. Fall. Ajoutant: «On cherche à nous faire croire qu'aucune goutte de pétrole n'a encore été exploitée donc notre pays n'a rien perdu dans ces transactions nébuleuses. Ce qui choque dans la déclaration du gouvernement, c'est qu'il ne fait aucunement cas des accusations de corruption portées à l'endroit du frère du président alors que cet exercice cherche en même temps à le blanchir sans le dire». Pour ce camarade de Ousmane Sonko, «Macky Sall et son gouvernement sont aux abois et ils cherchent à tout prix à sortir de cette mélasse pétrolière dans laquelle ils sont pris jusqu'au cou». Il en veut pour preuve la sortie de Macky Sall, suite à la diffusion de cette vidéo. «Après la sortie désastreuse de Aliou Sall qui du reste n'a fait que s'enfoncer davantage et celles de certains mercenaires de la plume, son frère de président s'est mêlé à la danse avec un manque de sérénité notoire qu'il n'a pu cacher en utilisant encore une fois des termes (Rambathie, Nafékk) qui montrent à quel point Macky Sall ne respecte pas les sénégalais», a déclaré M. Fall. Dans cette déclaration Abass Fall n’a pas manqué de jeter des piques à l’adversaire politique. Selon lui, Macky Sall est apparu comme un «président qui gère de façon émotionnelle un pouvoir qui du reste ne lui a pas été confié parce qu’ayant été confisqué à travers un simulacre d'élection». Pour le Coordonnateur de Pastef à Dakar, c’est cela qui explique la tenue du dialogue politique. «Ce dialogue auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux explique tout. Il est bien informé et il a des éléments d'appréciation que nous n'avons pas certes mais nous sommes doués d'intelligence pour savoir qu'il craint quelque chose», a-t-il avancé. Ajoutant que le Pastef se tient à l’écart de cette rencontre pour ne pas être «son complice dans cette tentative de blanchiment des actes sombres qu'il a posés». «Nous ferons face à toutes les tentatives de spoliations et de destruction de nos ressources qui appartiennent au peuple», a-t-il dit appelant à s’approprier ce combat qui n’est «ni celui d'un parti, ni d'un groupe». «Que la lumière soit faite et que les responsabilités soient situées», a-t-il réclamé. Awa GUEYE

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